Philippe BLET, Le Blog
L’initiative malheureuse qui a conduit à l’évacuation d’un hangar à Calais apporte de la tension dans une situation déjà
compliquée. Elle focalise l’attention sur la Calaisis comme si la réponse aux problèmes que posent les flux migratoires s’y trouvait. Elle attire le regard sur un hangar et détourne des vraies
questions.
Alors qu’il est bien évident pour tous que cette question doit être nécessairement traitée au niveau européen. Il est indispensable qu’une politique globale, négociée, acceptée par tous les pays de l’union soit mise en œuvre. Il n’y a pas d’autre alternative. Qu’une réponse humanitaire d’abord et juridique ensuite soit apportée à ces hommes, ces femmes et ces enfants qui n’ont aujourd’hui d’autres solutions que de fuir la misère, la guerre et la terreur. Il faut revenir sur les accords du Touquet, signés à l’époque par Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur, qui déplacent la frontière anglaise de Douvres à Calais. A nous donc de régler l’immigration britannique ! Drôle de conception de la coopération.
En attendant, les élus ont à faire face aujourd’hui à Calais et dans le Calaisis à une situation humaine parfois difficile. Les calaisiens font preuve d’une exemplaire et remarquable tolérance. Les associations locales soutiennent les migrants autant que possible en faisant preuve au quotidien d’un dévouement et d’un altruisme qui force l’admiration. Les autorités locales et les associations se retrouvent au sein du « Conseil des migrants » pour élaborer ensemble les réponses à une situation que tout le monde subit. C’est ainsi qu’un lieu, adapté à la distribution des repas aux réfugiés, a été aménagé. C’est ainsi que des douches, gérées par le Secours Catholique, sont mises à la disposition des migrants. C’est ainsi qu’un accueil de jour pour les personnes les plus fragilisées (femmes, enfants, convalescents) ouvrira bientôt sur le Calaisis. La mobilisation de la communauté d’agglomération Cap Calaisis et de la mairie de Calais, en coordination avec les associations humanitaires et certaines ONG, permet ces avancées non négligeables.
La radicalité d’associations en mal de notoriété et la cécité dont font preuve les pouvoirs publics nationaux et européens ne favorise pas l’émergence d’une solution équilibrée, humaine, protectrice et juridique. Il est évident que la misère humaine est exploitée ici à des fins politiques. Les habitants en ont assez que leur ville soit mise à l’index pour permettre à quelques uns (ministre ou activistes) d’assurer leur promotion.
Le devoir d’humanité est, certes, prioritaire. Mais il ne doit pas occulter les efforts de toute une population face à la crise qui frappe notre pays.
Alors qu’il est bien évident pour tous que cette question doit être nécessairement traitée au niveau européen. Il est indispensable qu’une politique globale, négociée, acceptée par tous les pays de l’union soit mise en œuvre. Il n’y a pas d’autre alternative. Qu’une réponse humanitaire d’abord et juridique ensuite soit apportée à ces hommes, ces femmes et ces enfants qui n’ont aujourd’hui d’autres solutions que de fuir la misère, la guerre et la terreur. Il faut revenir sur les accords du Touquet, signés à l’époque par Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur, qui déplacent la frontière anglaise de Douvres à Calais. A nous donc de régler l’immigration britannique ! Drôle de conception de la coopération.
En attendant, les élus ont à faire face aujourd’hui à Calais et dans le Calaisis à une situation humaine parfois difficile. Les calaisiens font preuve d’une exemplaire et remarquable tolérance. Les associations locales soutiennent les migrants autant que possible en faisant preuve au quotidien d’un dévouement et d’un altruisme qui force l’admiration. Les autorités locales et les associations se retrouvent au sein du « Conseil des migrants » pour élaborer ensemble les réponses à une situation que tout le monde subit. C’est ainsi qu’un lieu, adapté à la distribution des repas aux réfugiés, a été aménagé. C’est ainsi que des douches, gérées par le Secours Catholique, sont mises à la disposition des migrants. C’est ainsi qu’un accueil de jour pour les personnes les plus fragilisées (femmes, enfants, convalescents) ouvrira bientôt sur le Calaisis. La mobilisation de la communauté d’agglomération Cap Calaisis et de la mairie de Calais, en coordination avec les associations humanitaires et certaines ONG, permet ces avancées non négligeables.
La radicalité d’associations en mal de notoriété et la cécité dont font preuve les pouvoirs publics nationaux et européens ne favorise pas l’émergence d’une solution équilibrée, humaine, protectrice et juridique. Il est évident que la misère humaine est exploitée ici à des fins politiques. Les habitants en ont assez que leur ville soit mise à l’index pour permettre à quelques uns (ministre ou activistes) d’assurer leur promotion.
Le devoir d’humanité est, certes, prioritaire. Mais il ne doit pas occulter les efforts de toute une population face à la crise qui frappe notre pays.
Lun 8 fév 2010
5 commentaires
incroyable de lire cette connerie !!!!!!!!!!!!!!
noborder - le 09/02/2010 à 20h17
La recherche d'une juste solution se fera dans l'apaisement, le calme et le dialogue. les coups médiatiques n'apportent rien sinon de la confusion. il faut rechercher la juste mesure au juste niveau d'intervention. Bravo monsieur Blet.
FC 62 - le 10/02/2010 à 09h52
Vous pouvez toujours proposer des solutions qui dépendent des autres et qui ne verront probablement jamais le jour mais en attendant les migrants ont faim et ils ont froid. c'est Ici et maintenant
qu'ils ont besoin d'aide.
Laul - le 11/02/2010 à 12h02
il n'y a pas d'autres affrontements que ceux provoqués par l'Etat Sarkozy. Nous usons de notre droit, légalement. le droit de circuler dans les rues de Calais semble être particulièrement restreint
pour les réfugiés aux teintes non européennes(ce qui est illégal) et aussi aux militants No Border, depuis que Mme Bouchart est à la tête de la mairie. D'illégalités d'état en illégalités d'état,
nous faisons découvrir le jeu hypocrite des gestionnaires flux migratoires et leurs alliés.
Mais nous sommes gentils. Nous allons aider la mairie à parfaire ses installations si rudimentaires qui n'offrent aucune protection aux réfugiés contre le vent, la pluie et autres désagréments. Nous avons les techniciens.
Mais nous sommes gentils. Nous allons aider la mairie à parfaire ses installations si rudimentaires qui n'offrent aucune protection aux réfugiés contre le vent, la pluie et autres désagréments. Nous avons les techniciens.
zetkin - le 21/02/2010 à 07h59
Ici nous ne pouvons qu'être généreux et leur apporter l'aide minimum dû à tout être humain. La France, l'Angleterre et l'Europe sont les niveaux d'intervention vraiment efficaces. Je constate que vous êtes le seul homme politique du Calaisis à avoir une vraie réfléxion sur ce sujet et une position résolue.