Philippe BLET, Le Blog
Sommes nous en train de mourir ? Je n'en sais rien, mais je suis certain que l'entre-soi dans lequel nous nous enfermons est bel et bien mortifère, que nous étouffons et décevons. Pour autant, je l'avoue, je ne suis pas satisfait de la façon dont le débat autour de cette rénovation nécessaire se déroule. Chaque jour voit éclore des candidatures de plus en plus péremptoires, de moins en moins ancrées dans une démarche collective, chaque semaine nait un nouveau club, disjoint de la vie du Parti socialiste. Je suis moi-même, on le sait, engagé dans ces démarches. J'ai dit à plusieurs reprises que je me sentais la capacité de participer à des primaires – avec toutefois une nuance importante, pas toujours reprise par les médias : je suis prêt, pour ma part, à m'effacer le cas échéant devant mieux placé et/ou plus compétent que moi, je me déterminerai le moment venu en fonction d'une situation, au terme d'un inventaire intime, que je n'ai pas, loin s'en faut, achevé. Et je réunirai, samedi – dans la discrétion médiatique – mes amis de « Besoin de gauche » au Taillan-Médoc. Comment, néanmoins, éviter les dérives, avancer, parce que c'est nécessaire, s'affirmer comme il convient, sans entrer dans la course folle des égos ? Il faut pour cela réfléchir à une question à la fois légitime, souterrainement omniprésente mais mal posée, celle des générations en politique et de leur renouvellement. Lire la suite --->>>
Ven 3 jui 2009
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