Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 15:38

Au lendemain du Week-end de manifestions et d’une semaine sous tension, je souhaite faire un constat et soulever les questions que posent les événements que nous venons de vivre.

Un constat d’abord, suite à une rencontre, dès le 13 mai dernier, avec les représentants locaux du mouvement No Border, j’ai indiqué le fait que le Calaisis subit une politique de l’immigration et que la protestation doit s’exprimer à une autre échelle. En effet, ce n’est pas au niveau local que la gestion des flux migratoires se décide mais bien à l’échelle nationale et européenne. Le Calaisis ne fait que gérer les conséquences et les drames humains.

Aujourd’hui après une semaine de crispation et d’anxiété ; une fois les forces de l’ordre et les militants No Border partis, restent les calaisiens et les migrants dans une situation identique. Les conditions humanitaires des uns sont toujours aussi déplorables, la patience et la solidarité des autres sont toujours mises à l’épreuve. 

Un constat qui renforce et donne raison à ma position de départ. Cette dernière semaine a été tout ce que l’on veut sauf efficace.  A-t-on véritablement  évoquer la situation des flux migratoires et ces drames humains ? 

Quelques questions maintenant : qui s’est servi de qui ? Qui est responsable de toute cette tension ? La présence policière était-elle trop forte ? Fallait-il annuler les manifestations ? les autorités en ont-elles trop fait 

Dans une situation semblable, chacun se trouve face à ses responsabilités. Chacun est conscient de ses obligations. D’autres jouent leur partition et se focalisent sur leurs motivations. 

Les élus locaux ont un devoir de responsabilité. Ils doivent faire que les événements se déroulent au mieux pour la population. Les autorités ont à appliquer le principe de précaution. Ne pas en faire assez ne serait pas compris. Encore peut-on le faire avec  plus de discrétion. Les militants No Border ont à faire parler d’eux autant que possible.

Ainsi, plus la tension monte, plus les précautions sont importantes. Plus le nombre de manifestants annoncés est conséquent plus le dispositif s’intensifie. Plus la polémique enfle sur les moyens déployés, plus la visibilité du camp No border s’accroit.

Une spirale s’enclenche et les uns comme les autres ne veulent pas reculer pour ne pas laisser l’impression d’une défaite

Il faut être assez lucide pour dire qu’il n’y a ni vainqueur, ni vaincu. Qu’il y a des hommes, des femmes et des enfants que le désespoir a poussés sur les routes de l’exil. Qu’il y a des populations locales qui doivent faire contre mauvaise fortune bon cœur que se soit à Calais, à Gibraltar ou à Chypre.

Qu’il n‘y a pas de solutions miracles locales. Qu’il ne peut y avoir d’espoir dans des manifestations sporadiques, par des militants aussi vite partis qu’ils sont venus ou par un déploiement de force aussi impressionnant soit-il.  

La solution est essentiellement politique. Elle doit être d’initiative nationale. Elle doit s’appliquer au niveau européen. 

Pour finir, je tiens à souligner la grande retenue des habitants du Calaisis et des migrants eux-mêmes.


Publié dans : Citoyenneté
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Recherche

Recommander

Images aléatoires

  • metiers verts2
  • BLERIOT 2009
  • CIMG5462
  • CIMG3798
  • BLERIOT 2009
  • n1283831202_30333102_7056.jpg

Catégories

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés