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L’agglomération a affirmé ses grands enjeux d’avenir, le développement économique et la création d’emplois, la
vocation touristique du territoire et l’intégration de la dimension européenne dans sa stratégie de développement. Les communes ont des leurs propres ambitions. Toutes ces expressions légitimes
doivent trouver une cohérence, une logique, une force, une synergie.
Pour cela nous avons à définir ensemble un projet de territoire. Il doit être l’élan commun qui permet d’affronter collectivement les défis à venir. Il doit accentuer nos dynamiques respectives et créer une harmonie entre nos projets.
Nous ne pouvons pas vivre sur un même territoire, avoir lié nos destins, partager des compétences et ne pas construire une stratégie commune à long terme. Que se soit en termes de déplacements, d’habitat, d’économie, de tourisme ou d’environnement. Le questionnement sur l’habitat renverra sur les déplacements. L’économie impactera tout autant l’environnement. Le tourisme interrogera l’économie et le cadre de vie qui résonnera pour sa part sur l’habitat.
Nous avons besoin de nous imprégner du projet global afin d’être plus pertinents en entrant dans les détails. Nous ne sommes pas dans un processus décisionnel. Nous avons à déterminer quelle vision avons-nous de notre territoire ? Nous avons à définir sur quel projet global nous souhaitons baser nos politiques?
Nous avons à tracer un chemin. Celui qui guidera l’ensemble du Conseil Communautaire et des équipes techniques tout au long du mandat.
Si la limite est fixée à 2010, elle n’est pourtant pas rédhibitoire. Prenons le temps qu’il nous faut sans pour autant nous laisser dépasser.. Notre allure doit être aussi soutenue que sereine.
Il faut s’appuyer sur nos richesses, comprendre les mutations à venir et tirer profits des grands projets
structurant qui naissent sur notre territoire.
Nous disposons d’atouts indéniables : la proximité avec l’Angleterre, un port marchand et de voyageurs, le Tunnel sous la Manche, trois ? autoroutes, un aéroport, des équipements de grandes qualités, des locomotives commerciales, et des sites naturels exceptionnels dont un grand site national.
Nous avons de grands projets, comme l’hôpital, le doublement du port, une plaine de loisirs et un golf, un pôle de loisirs et d’habitats sur le front de mer, un pôle logistique pour ne citer que ceux là.
Cet effort de projection ne doit pas être qu’un simple exercice intellectuel. Nous avons à expliciter clairement les grands axes de transformation, d’approfondissement, de construction du territoire dont nous avons la charge. La route que nous allons tracer va engager le Calaisis pour les prochaines décennies. C’est une lourde responsabilité de décider du devenir du territoire. Mais ne pas prendre de décisions, ce serait ne pas respecter nos engagements auprès de la population.
Pourquoi, me direz vous, un projet de territoire maintenant ?
L’urgence des enjeux auxquels nous sommes confrontés est une première réponse.
Mais plus concrètement encore, cette réflexion globale est actuellement en cours au niveau du Pays du Calaisis, avec l’élaboration du Schéma de Cohérence Territoriale, le SCOT. Cette démarche, à laquelle nous contribuons vise à définir les grandes orientations d’aménagement à un horizon de 15 à 20 ans. Nous ne pouvons pas en être absents. Il faut que notre réflexion et nos propositions influencent positivement l’élaboration du SCOT.