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Citoyenneté

Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 10:06

 


Discours introductif lors de l'assemblée plénière constitutive du Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance qui s'est déroulée 3 fevrier 2010 dans les locaux de  Communauté d'agglomération CAP CALAISIS

 

Quelques images 3 4862Pourquoi donner une nouvelle dimension à l’action de prévention ?

Parce que dans ce domaine comme dans d’autres, mais celui là plus particulièrement, la dimension extra communale est évidente et le partenariat indispensable. Il est même une condition sine qua non de la réussite.

 

Les institutions, les dispositifs et les outils doivent  être coordonnés et mis en œuvre de façon cohérence. C’est le gage essentiel de l’efficacité. En effet, comment prévenir les incivilités, les comportements délictueux sans prendre en compte l’emploi, la formation et l’insertion ; sans évoquer l’éducation et la culture; sans regarder le climat et le cadre de vie dans lesquels les publics ciblés évoluent.

 

Nous sommes tous concernés à un degré ou à un autre. Il n’y a pas de faute à rejeter sur l’un ou sur l’autre. Il y a une volonté à mettre en œuvre. Il faut changer les conditions qui conduisent à ne plus adopter les comportements civiques indispensables à la vie en commun.

 

Je suis convaincu que la médiation et les actions éducatives sont les préalables à toutes mesures de répression et de sanction. Punir est parfois nécessaire mais nous n’avons pas le droit de renoncer, de nous résigner à ne pas comprendre, à ne pas dialoguer, à ne pas prévenir avant toute autre action coercitive.

 

Il faut absolument travailler sur le rapport qu’entretiennent les jeunes avec la loi. Il faut qu’ils apprennent que, même si parfois la loi est contraignante, elle est aussi et avant tout protectrice. Des actions comme le tribunal virtuel sont de bons moyens de communication et d’éducation.

 

Il est impératif qu’ils comprennent qu’ils sont des acteurs importants de la cité. Qu’ils participent à la vie civique et qu’ils en sont les principaux moteurs. Il n’y a pas de citoyen de seconde zone, de seconde classe. Il ne peut pas y avoir de citoyens à part, faisant leur chemin sans les autres, en dehors de la société, avec leurs propres règles. La récente exposition « supercitoyen » permettait de replacer les droits et les devoirs de chacun dans une histoire, une logique et un combat de longue haleine.

 

JQuelques images 3 4896e crois dans l’éducation, la pédagogie, la formation et la prévention. Je suis convaincu que la réussite se situe dans le partenariat. Je suis résolu à contribuer à ce que tous les acteurs travaillent de concert.

 

Je crois que le CISPD, sous la responsabilité vigilante et énergique de Marcel Pidou, est une  bonne méthode. Les quatre agents de médiations viennent d’arriver. Avec l’équipe de coordination, le service est opérationnel. On peut dire que cela a pris du temps. C’’est vrai. Je comprends les impatiences de certains.

 

La prise de compétence a eu lieu en octobre 2008 et le transfert en février 2009. Le coordonateur a pris ses fonctions en aout 2009 et nous arrivons à l’assemblée plénière aujourd’hui en février 2010. Entre ces dates, les procédures administratives, les échanges entre services et parfois entre collectivités, les procédures de recrutement et d’instructions des dossiers ont demandé du temps. Chaque étape a été nécessaire.

 

Nous voilà à une étape du parcours où les efforts précédents prennent leur véritable valeur. Cette assemblée constitutive marque l’ampleur du travail préalablement accompli et donne le coup d’envoi au CISPD pour qu’il prenne toute sa dimension.

Par Philippe BLET - Publié dans : Citoyenneté
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 18:35
L’initiative malheureuse qui a conduit à l’évacuation d’un hangar à Calais apporte de la tension dans une situation déjà compliquée. Elle focalise l’attention sur la Calaisis comme si la réponse aux problèmes que posent les flux migratoires s’y trouvait. Elle attire le regard sur un hangar et détourne des vraies questions.

Alors qu’il est bien évident pour tous que cette question doit être nécessairement traitée au niveau européen. Il est indispensable qu’une politique globale, négociée, acceptée par tous les pays de l’union soit mise en œuvre. Il n’y a pas d’autre alternative. Qu’une réponse humanitaire d’abord et juridique ensuite soit apportée à ces hommes, ces femmes et ces enfants qui n’ont aujourd’hui d’autres solutions que de fuir la misère, la guerre et la terreur. Il faut revenir sur les accords du Touquet, signés à l’époque par Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur, qui déplacent la frontière anglaise de Douvres à Calais. A nous donc de régler l’immigration britannique ! Drôle de conception de la coopération.

En attendant, les élus ont à faire face aujourd’hui à Calais et dans le Calaisis à une situation humaine parfois difficile. Les calaisiens font preuve d’une exemplaire et remarquable tolérance. Les associations locales soutiennent les migrants autant que possible en faisant preuve au quotidien d’un dévouement et d’un altruisme qui force l’admiration. Les autorités locales et les associations se retrouvent au sein du « Conseil des migrants » pour élaborer ensemble les réponses à une situation que tout le monde subit. C’est ainsi qu’un lieu, adapté à la distribution des repas aux réfugiés, a été aménagé. C’est ainsi que des douches, gérées par le Secours Catholique, sont mises à la disposition des migrants. C’est ainsi qu’un accueil de jour pour les personnes les plus fragilisées (femmes, enfants, convalescents) ouvrira bientôt sur le Calaisis. La mobilisation de la communauté d’agglomération Cap Calaisis et de la mairie de Calais, en coordination avec les associations humanitaires et certaines ONG, permet ces avancées non négligeables.

La radicalité d’associations en mal de notoriété et la cécité dont font preuve les pouvoirs publics nationaux et européens ne favorise pas l’émergence d’une solution équilibrée, humaine, protectrice et juridique. Il est évident que la misère humaine est exploitée ici à des fins politiques. Les habitants en ont assez que leur ville soit mise à l’index pour permettre à quelques uns (ministre ou activistes) d’assurer leur promotion.

Le devoir d’humanité est, certes, prioritaire. Mais il ne doit pas occulter les efforts de toute une population face à la crise qui frappe notre pays.
Par Philippe BLET - Publié dans : Citoyenneté
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /2010 22:14
Par Philippe BLET - Publié dans : Citoyenneté
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /2010 13:25

Communiqué de presse de France Terre d'Asile sur la situation du centre de rétention de Coquelles

Renvoi de Soudanais et criminalisation des procédures d'éloignement

http://www.romorantin.com/wp-content/uploads/2009/09/logofta1238521593.pngD'après les derniers rapports de la société civile et de la communauté internationale, la sécurité des citoyens ordinaires du Sud Soudan et du Darfour continue d'être menacée au quotidien. La violence a fait au Sud Soudan au moins 1 200 morts et a entraîné le déplacement de plus de 20 000 personnes depuis le début de l'année. Quant au Darfour, les Nations unies estiment que plus de 2,7 millions de personnes y sont actuellement déplacées après avoir fui leurs villages incendiés.

Le mardi 4 mai 2010, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 1919 qui confirme les observations faites par les ONG. Le Conseil de sécurité y « déplore la persistance du conflit et de la violence au niveau local, qui touche les civils, spécialement au Sud Soudan et note les effets préjudiciables de la prolifération des armes, en particulier les armes légères, sur la sécurité des civils, laquelle attise les conflits armés. »

Les 7 et 8 avril, dix-huit Soudanais se réclamant comme originaires du Darfour sont arrêtés à Calais, pratique courante. Ils font l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) et sont placés au centre de rétention de Coquelles où France terre d'asile intervient depuis le 1er janvier 2010.

Ces personnes sont présentées devant le juge des libertés et de la détention au bout de 48h.

Trois d'entre elles ont été immédiatement libérées pour des raisons procédurales. En réalité, ces trois personnes ont pu communiquer à l'aide d'un interprète arabe. Les autres s'exprimant dans un dialecte rare ont été maintenues en rétention sans pouvoir bénéficier
http://d.yimg.com/i/ng/ne/delize/20090923/09/763197088-france-terre-d-asile.jpgde l'aide d'un avocat.

Appelé à la rescousse, le Consul du Soudan se rend au centre de rétention administrative (CRA) de Coquelles et délivre deux laissez-passer pour Khartoum. Les départs étant
  imminents, France terre d'asile saisit en urgence la Cour européenne des droits de l'homme en raison des risques de torture et autres traitements dégradants en cas d'expulsion. La Cour demande immédiatement à l'Etat français de suspendre ces renvois dans l'attente d'un jugement au fond.

L'affaire aurait pu en rester là, mais c'était sans compter avec la persévérance de l'administration. Deux autres personnes risquant un renvoi immédiat, France terre d'asile saisit à nouveau la CEDH et obtient à nouveau une mesure de suspension. Les quatre Soudanais sont alors libérés et assignés à résidence à une adresse postale à Calais.

Dix personnes demeurent donc en rétention, le délai légal arrivant à terme le samedi 8 mai. Et là surprise. Hier, les retenus sont extraits du CRA de Coquelles, placés en garde à vue dans l'attente d'une comparution devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer vraisemblablement sur la base de l'article L- 624-1 du Ceseda qui permet de punir de trois ans d'emprisonnement l'étranger qui refuse de collaborer à son propre éloignement. L'audience aura lieu cet après-midi à Boulogne-sur-Mer.

Cette affaire est exemplaire de l'acharnement de l'administration et de sa volonté de faire des exe
http://img.over-blog.com/333x500/1/12/20/44//pierrehenry.jpgmples, de criminaliser les procédures d'éloignement, même au mépris d'un élémentaire principe de précaution, dès lors qu'il s'agit de personnes, toutes susceptibles de venir d'un pays en guerre et précisément du Darfour et donc de pouvoir bénéficier de mesures de protection. Dès lors que la Cour européenne a suspendu le renvoi vers le Soudan à chacune de nos saisines, la sagesse aurait dû prévaloir. Mais peut-on encore oser parler de sagesse sur un territoire, le Pas-de-Calais, laboratoire de bien des mauvaises pratiques administratives et où l'on n'hésite pas à renvoyer autant vers l'Afghanistan que vers le Soudan ?

Pierre HENRY
Directeur général
France terre d'asile

Par Philippe BLET - Publié dans : Citoyenneté
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /2010 17:44

Communiqué de presse du Mouvement des Sociaux-démocrates du Calaisis

 

La solidarité n’est pas un délit

 

Benjamin Constant affirmait au XIXème siècle « Toute loi qui ordonne la délation n’est pas une loi ; toute loi portant atteinte à ce penchant qui commande à l’homme de donner un refuge à quiconque lui demande asile n’est pas une loi. »

 

http://www.nordlittoral.fr/stories/thumb250x00//mediastore/VDN/A2009/M07/217445-c-est-une-decision-4a708c76.jpg.jpgPourtant, l’article L. 622-1 de notre code pénal condamne l’acte de solidarité, quoiqu’en dise monsieur Besson, ministre de l’immigration et de « l’identité nationale »

 

Aujourd’hui tous ceux qui viennent en aide aux migrants sont susceptibles de faire l’objet de poursuites judiciaires.

 

Ainsi, Jean Claude Lenoir, vice-président de Salam, devra se défendre en appel à Douai d’une accusation d’outrage qu’il a toujours niée.

 

Ne nous y trompons pas, cette accusation cache mal le véritable grief qui lui est fait : celui de croire qu’un être humain ne peut pas en laisser un autre souffrir de faim, de froid et de misère.  

 

Aujourd’hui encore nous apportons notre soutien plein et entier à Jean Claude Lenoir dans cette nouvelle épreuve judicaire que lui est infligée. Et, à travers lui, à tous ceux qui luttent pour rendre plus dignes les conditions de vie des migrants.

Par Philippe BLET - Publié dans : Citoyenneté
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