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Citoyenneté

Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 14:18
La décision du ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Eric Besson, de renvoyer en Afghanistan trois jeunes sans-papiers avait déclenché, la semaine dernière, une vive polémique en France.

De retour sur leur terre natale, deux des trois homme ont témoigné au micro de la correspondante d'Europe 1. Ils racontent comment ils ont vécu cette expulsion.

Témoignages de détresse

Wahid, 22 ans, raconte son désespoir d'être rentré: "Je ne suis pas heureux d'être en vie. Il n'y a pas de place pour moi dans ce monde. Ma mère m'a dit d'aller en Europe. Là-bas, en France, on n'a pas voulu de moi. C'est quoi cette vie?"

Nik Khan, un autre de ces Afghans expulsés âgé lui de 18 ans, exprime aussi sa détresse: "Ils nous ont ramenés sur la terre de la mort. Moi, je vais mourir ici". Il n'a pas de mot assez dur pour condamner l'action d'Eric Besson: "Le ministre français, il n'est jamais venu ici. Il est assis sur un fauteuil en France. Il ne sait pas que les gens se font tuer ici."

Les trois hommes ont été doté de 2.000 euros chacun par l'Etat français, la "prime au retour".

Une somme qui n'aura qu'une seule utilité: leur permettre de retourner en Europe.

 

Une information, un témoignage sur cette histoire ? Une faute d'orthographe, une erreur à signaler? Ecrivez à alerteinfo@lepost.fr avec votre info ou votre correction et en indiquant l'url du post

 


(Source: Europe 1)
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 18:09

À 22 ans, Wali Mohammadi est boulanger à Lille, passera le bac en janvier et rêve d'intégrer Sciences Po. Il y a six ans, il était une des ombres afghanes de Calais.

 

PAR OLIVIER BERGER

- Six ans après, quel regard portez-vous sur votre périple ?

« D'abord, ce livre rend hommage à la France, aux Nordistes, aux gens de Calais qui m'ont aidé. J'ai voulu raconter ce périple pour expliquer que derrière les fantômes qu'on voit marcher dans la rue, il y a toujours une histoire. S'ils sont là, ce n'est pas seulement parce qu'ils sont attirés par les lumières européennes. C'est parce qu'ils n'ont pas d'autres solutions. S'ils restent, ils finiront comme le reste de la famille, tués. Je suis né dans la guerre, j'ai grandi dans la guerre. J'ai perdu mon père, ma mère, une soeur et deux frères. J'ai juste voulu sauver ma peau. »

- Les passeurs, rencontrés sur votre parcours, aident-ils ou exploitent-ils ?

« Cette question est difficile. Bien sûr qu'ils sont là pour exploiter, pour faire leur business. Ce sont des gens cruels et sans pitié.

Mais ils m'ont aussi aidé à passer et ça m'arrangeait. Chez vous aussi, pendant la Deuxième Guerre mondiale, des gens se sont fait payer pour sauver des Juifs... »

- Que retenez-vous des bénévoles de Calais ?

« Ce sont des gens formidables, magnifiques. Malgré le mal qui parcourt le monde, il existe encore des gens avec du coeur. On ferme les frontières mais on ne peut pas fermer celles du coeur. Je serai reconnaissant jusqu'à la fin de ma vie. »

- Votre but était l'Angleterre. Pourquoi être resté en France ?

« Si je n'avais pas rencontré la famille Loeuilleux à Coulogne, je serais passé en Angleterre et ma soeur m'aurait accueilli. Mais quand je suis arrivé à Calais, début janvier 2003, j'étais crevé. Il neigeait. Les policiers arrêtaient tout le monde. Ça faisait trois mois et demi que je n'avais pas mangé un vrai plat chaud. Je me suis laissé emporter par le confort. C'était pour gagner du temps mais je me suis attaché à ces gens devenus ma deuxième famille. J'ai vécu là une renaissance. »

- Que pensez-vous du nettoyage de la jungle (djanghal dans les langues persanes signifie forêt) et des expulsions récentes pour Kaboul ?

« M. Besson a voulu faire un coup médiatique. Il a fermé la jungle mais depuis, c'est encore pire. On n'a fait que déplacer le problème.

OK, les conditions de vie étaient mauvaises mais là, ils ont simplement décentralisé. Ça n'empêchera jamais les gens de revenir. Pour moi, les expulsions sont un crime. Comment peut-on renvoyer trois hommes dans un pays en pleine guerre ? Les Occidentaux envoient de plus en plus de forces armées et on dit que le pays est calme ! Tous les jours, cent personnes sont tuées et il n'y aurait pas de risques ? »

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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /2009 09:17
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 14:18
L’apprentissage de la citoyenneté ne commence jamais assez tôt. Il n’est pas exclusivement réservé à quelques heures de classes. C’est tous les jours, tout le temps et en s’appuyant sur l’ensemble des supports éducatifs à notre disposition.

 

Je comprends parfaitement la démarche du CISPD, conseil intercommunal de prévention de la délinquance, que porte brillamment mon vice président marcel Pidou.

 

Prévenir c’est enseigner dès que possible les règles de vie commune, l’importance du respect des autres et de soi-même, la nécessité d’appréhender la société comme un espace ouvert à l’épanouissement de chacun et non comme une arène de combat.

 

La société évolue et la vie se durcie de décennie en décennie. Ce n’est pas une raison pour oublier ce qui a été fondé voici plus de 2500 ans par la démocratie grecque. Au contraire, il faut préserver et transmettre coûte que coûte ces valeurs permettant à chaque citoyen de trouver sa place, ses repères et son rôle d’acteur dans la communauté.

Dans « du Contrat Social », Jean Jacques Rousseau écrivait déjà « l’ordre social ne vient pas de la nature ; il est fondé sur des conventions ».

 

Vous retrouverez dans cette exposition, à l’adresse principale des enfants et de leurs parents, l’évolution, l’historique de ce lien indispensable qui cimente les hommes entre eux pour leur permettre de vivre ensemble. Les premières règles de fonctionnement du groupe non plus rien à voir avec l’organisation très élaborée de notre société. Trop pour certains qui regrettent leur trop grand nombre.

 

Cette exposition est un outil ludique d’apprentissage pour les plus petits et une base de réflexion pour les plus grands. Elle est adaptée au public jeune et fait appel à la sensibilité et à l’imaginaire des enfants. Un moyen pour qu’ils s’approprient une conception durable de la citoyenneté.

 

Cette exposition s’intitule  « supercitoyen » c’est peut être une ambition poussée trop loin. Aider les jeunes du Calaisis à devenir de véritables citoyens me suffit amplement.

 

J’espère que chacun se saisira de cette exposition : parent, institution, association, éducation.

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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 09:51




Réunis à Paris pour leur congrès annuel, les élus sont vent debout contre la réforme territoriale de Sarkozy. Et n'apprécient pas que le chef de l'Etat ait envoyé Fillon au charbon à sa place.

Salon grognon. Le paquet territorial du gouvernement – réforme des collectivités locales, changement du mode de scrutin, suppression partielle de la taxe professionnelle – pèse lourdement sur le congrès annuel de l’association des maires de France qui s’est ouvert ce mardi. «Grand n’importe quoi», «profond ras-le-bol», «manque de reconnaissance de la part de l’Etat», et même des collectivités «vues comme des vilains petits canards», etc.

Des états d’âme plein les allées du Parc des expositions de la Porte de Versailles (Paris) qui laissaient augurer de la fraîcheur de l’accueil qui, de fait, a été réservé en fin d'après-midi au Premier ministre, François Fillon.

Dès l’entrée, la banderole donne le ton: «2000 élus pour le retrait des projets de loi de réforme territoriale.» «Le retrait et rien d’autre», campent des militants de gauche «toutes tendances», qui baladent leur pétition devant les halls et avaient recueilli, en milieu de matinéCe mardi Porte de Versailles à Paris.e, 700 signatures. Préoccupé, entre autres, par la «décision de l'Etat d'aller au bout de la carte intercommunale d'ici à 2014» – Jean-Claude Denis, militant du parti ouvrier indépendant (POI), y voit un sérieux croche-pied à l’échelon communal: «Si on transfère nos compétences et nos moyens financiers il ne restera plus à la commune que sa pancarte et au maire son écharpe.»

Dans le détail, la réforme de la taxe professionnelle fait partie des préoccupations les plus largement partagées. Finie, «la libre administration des communes», redoute Jean-Claude Denis: «En levant l’impôt, la commune a une autonomie. On veut transformer ce pouvoir de décision par une subvention d’Etat.»

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