Calais

Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 11:31

metiers_verts2.jpgAu moment où la Communauté d'Agglomération démarre son Plan Climat Energie Territorial et a engagé un Plan de Déplacement Administratif, ce programme résonne à l'aulne des volontés de Cap Calaisis à soutenir la création d'entreprises, d'autant plus si celle ci se tourne vers les Métiers Verts.

 

Les métiers verts, c’est comme cela que l’on dit maintenant, ne naîtront véritablement qu’avec la création d’une véritable filière économique créatrice d’emplois.

 

Cette filière ne verra le jour qu’à la condition qu’émerge une demande forte et constante. Sans cela, ce serait prendre un risque important de mettre en place des formations sans qu’existent les débouchés. En même temps, sans salariés qualifiés difficile de développer une filière. Nous ne sommes pas face à une impasse mais plutôt à la difficulté qui se pose aux responsables lors de chaque grande mutation.

 

L’impulsion des collectivités est importante mais pas suffisante. Le secteur privé sera déterminant. Il faut enclencher le processus. Le point d’info énergie et les aides aux particuliers mises en place par la communauté d’agglomération ont cette ambition.

 

Le bâtiment est évidemment un secteur important pour l’économie verte. Les bâtiments du futur proche, privés ou publics, devront intégrer les techniques permettant d’utiliser les énergies renouvelables. Les bâtiments durables devront devenir la règle au lieu d’être encore les exceptions. De surcroît les progrès techniques, les matériaux et leur conception devront tendre à en faire de plus en plus des bâtiments à énergie positive.

 

metiers_verts1.jpgCela veut aussi dire que les artisans doivent devenir des éco artisans. Ils doivent aussi prendre le tournant de l’économie verte. N’oublions pas qu’ils forment de nombreux apprentis. Cela me conduit à penser que la préoccupation doit aussi être présente dans les centres d’apprentissage. Eux aussi doivent évoluer dès à présent.

 

Pour l’instant, la crise économique rend difficile la croissance des emplois verts. En mars 2011, le nombre d’emplois verts supprimés était supérieur au nombre d’emplois créer. Alors que les années 2009 et 2010 avaient connus des progressions. La promesse des 600 000 emplois en 2020 contenu dans le Grenelle de l’environnement sera compliqué à atteindre.

 

Pour autant, nous traversons une phase intermédiaire en termes de technologie. Les techniques seront de plus en plus efficaces et de moins en moins coûteuses. L’éolienne, les biocarburants et les véhicules électriques devraient être les relanceurs de la filière de l’économie verte.

 

Il faudrait aussi se pencher sur les emplois verts dans l’économie sociale et solidaire. Je pense qu’il y a là matière à une ambition réaliste et prometteuse en termes d’insertion professionnelle et sociale.

 

Je souhaite que cette nouvelle filière économique conduise à la création d’emplois nouveaux voilà bien un développement qui peut être durable, équilibré et porteur d’avenir pour un territoire comme le Calaisis.

 

Et c’est à nous, partenaires de l’emploi et du développement durable qu’il revient de créer ce lien vers l’emploi de demain.

Par Philippe BLET - Publié dans : Calais
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 21:00

cabine_virtuelle_cidm1.jpgLa cabine d’essayage virtuel est un sujet qui a déjà beaucoup fait parler de lui. Tant et si bien que l’on a du mal à se remémorer qui a eu l’idée le premier. Je n’ai pas fait de recherche historique mais je crois que l’on peut citer un certain nombre de personnes qui se sont positionnées en faveur de ce projet très innovant dès le début. Je citerai la CCI au travers de l’un de ses techniciens, Christian Vanbelle, l’équipe de Calais promotion, et bien entendu mme Bouchart, il faut rendre à Cléopâtre ce qui est à Cléopâtre.

Une étude de mise en place a été menée en concertation et après visite de l’université de Gand où une cabine de ce type existe.

 

D’ailleurs, le caractère européen du projet « Cabine » se traduit par le fait qu’il a été retenu par la Communauté Européenne au titre du dispositif INTERREG des 2 Mers en Mai 2011, dans un ambitieux programme d’actions baptisé CRYSALIS.

 

cabine_virtuelle_cidm2.jpgLes autres partenaires du programme INTERREG sont :

  • RONSE ou » RENAIX » en Belgique qui est chef de file chef de file (en lien avec l’université de Gand)

  • L’Université UCA du Devon et Intégria, une pépinière d’entreprise et Duchy Square en Angleterre.

  • Et enfin, la Ville de Calais au travers de la Cité internationale de la dentelle et de la mode (en lien avec l’ULCO).

 

Pour ma part, malgré mon attirance pour les nouvelles technologies, j’ai pris le temps de la réflexion avant de réellement m’intéresser au projet, mais je dois dire que je suis bluffé.

Aujourd’hui, un pas très important a été franchi. Mais il reste encore bien du travail tant le projet est ambitieux et ne se résume pas à une simple cabine de mesure.

 

Il s’agit en effet de :

  • Créer une série d’animations nouvelles, ludiques et éducatives pour développer le concept de Cité Internationale de la Mode.

  • Valoriser la tradition industrielle et la recherche Calaisienne en matière de textile, et promotion du label Dentelle de Calais.

 

Les Etapes futures du projet :

  • Possibilité de prise de mensurations 3D à partir de l’été 2011 avec édition de tickets de mesures, qui pourront servir à alimenter un univers 3D.

  • Fin Août 2011 :

  • La création d’avatars à partir de tickets de mesures,

  • La possibilité d’effectuer des visites virtuelles du musée à partir de 3 bornes interactives qui seront installées.

  • Le lancement d’applications 3D est prévu à la mi septembre 2011 comprenant :

  • 10 modèles numérisés, seront choisis au sein de la collection de vêtements de la CIDM

  • La reconstitution en 3 D de 3 salles de la CIDM (univers du défilé inaugural, métiers leavers, salle des costumes)

  • 10 échantillons de dentelle (4 dentelles à la main et 6 dentelles leavers) permettant de customiser des avatars.

  • L’enregistrement permettra aux visiteurs qui auront un ticket de mesure de retrouver leur avatar dans l’univers virtuel de la dentelle en dehors de la CIDM depuis un ordinateur.

  • Fin 2011 :

  • Le dialogue sera possible entre les avatars au sein d’une « communauté virtuelle » et le développement progressif de celle-ci en fonction des visites effectuées.

  • EN 2012 et 2013 :

  • dans le cadre du projet INTERREG :

  • La création d’une banque d’images et la numérisation du fonds des collections d’échantillons répertoriées entre 1838 et 1935 permettra de :

  • rendre accessible au public la collection d’échantillons

  • élargir les possibilités de customisation

  • créer un logiciel spécifique pour reconstituer des échantillons dégradés et rendre les effets originaux de la matière

  • La tenue d’un colloque européen est prévu à Calais en 2013, pour sensibiliser tous les acteurs du textile sur les innovations actuelles (acteurs textiles régionaux mais également européens ainsi que les principales universités qui travaillent actuellement sur des applications 3D adaptées à l’industrie textile).

cabine_virtuelle_cidm3.jpgD’autres développements sont encore prévus tels que :

  • La fabrication de vêtements customisés (Tee shirt…), un module de commandes grand public sera prêt, fin 2011, à partir de l’univers virtuel. Il reste à déterminer les modalités de fabrication de ces pièces au niveau local et la forme de partenariat qui nous uniera à ces fabricants. Les entreprises partenaires restent à choisir.

  • Le travail renforcé avec l’université pour créer un logiciel particulièrement innovant qui reproduirait les effets du tombé du tissu. Les vêtements numérisés aujourd’hui sont statiques et ne bougent pas avec l’avatar. Demain, le vêtement accompagnera les mouvements de son avatar.

L’application industrielle la plus évidente est la cabine d’essayage virtuelle pour les sociétés de vente par correspondance.

La Cité Internationale de la Dentelle et de la Mode n’est pas le musée d’un passé glorieux mais révolu. Au contraire.

Il exprime tout le talent de notre ville. Il témoigne de sa vocation européenne. Il est un lieu d’avenir où l’innovation a toute sa place.

Par Philippe BLET - Publié dans : Calais
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 19:56

http://www.nordlittoral.fr/stories/image300x00//mediastore/VDN/A2011/M07/736666-un-dessein-4e0cc329.jpg.jpgSuite aux déclarations surprenantes de maitre deguines dans la presse de ce jour, vous retrouverez ci-dessous le communiqué de presse ci-dessous. Bonne lecture.

 

A la suite de l'article sur l'école d'Art  intercommunale paru dans le Nord Littoral de ce week-end, je ne peux laisser affirmer des contre vérités sans réagir.

 

Je regrette qu'Antoine Deguines, vice-président à la culture, se réveille trois ans après son élection pour proposer une solution pour l'école d'Art. Solution qui n'a fait l'objet d'aucune proposition préalable, ni en commission, ni au bureau communautaire. Il compare "son idée", basée sur une étude de plus de dix ans, avec le projet actuel, qui est en cours d'étude, en annonçant des surcoûts de plusieurs millions.

 

Ce n'est pas sérieux. Maître Deguines est avocat, pas maître d'œuvre en bâtiment. Le décret relatif à l’accessibilité des établissements recevant du public date du 30 avril 2009. Un projet datant de 2001 est-il encore d'actualité ?

 

 La nostalgie et les idées du passé ne sont pas forcément bonnes conseillères quand on prépare l'avenir.

 

En outre, une fois de plus, maître Deguines met en cause les compétences des services de l'agglomération sur le projet pédagogique de l'école d'art alors que c'est à lui que j'ai confié, il y a un an, la tâche d'évaluer le dit projet dans le cadre de la commission culture et que ce projet y a bien été présenté contrairement à ce qu'il affirme. D'ailleurs plusieurs professeurs de l'école d'Art ont été invités, avec la direction, à s'exprimer sur le sujet en bureau communautaire. Si la proposition faite par la direction ne convient pas, il faut l'amender, la corriger, voire la transformer, au lieu de mettre en cause publiquement le directeur qui ne peut répondre en raison de son devoir de réserve.

 

Monsieur Deguines prétend que le projet de déménagement de l'école d'Art n'a pas fait l'objet d'une discussion en commission. Mais c'est lui qui préside cette commission et qui en fixe l'ordre du jour. Qu'attend-il pour le faire ? Cela fait deux ans que l'on sait que les normes d'accessibilité des bâtiments publics, applicables en 2015, rendent indispensable une réflexion approfondie sur cette école bientôt centenaire.

 

Il laisse entendre également que j'aurai décidé seul le déménagement de l'école d'Art sur le site de Prisunic, alors que cette question a fait l'objet d'une décision en bureau communautaire en 2010. Bureau durant lequel, à l'unanimité, les vice présidents m'ont donné mandat de discuter avec le Groupe Vinci pour envisager l'implantation de l'école d'Art sur une partie du site de Monoprix, dans le cadre de leur projet de résidence hôtelière, avec un tarif plafond à ne pas dépasser. La discussion (très bien menée avec l'appui des techniciens de l'agglomération et la direction de l'école d'Art) a permis d'économiser 400 euros/m2 et d'augmenter la surface proposée. Nous en étions à ce point de nos démarches quand le Groupe Vinci nous a annoncé qu'il renonçait à son projet. C'était au printemps 2011 (mars). C'est pourquoi ce projet n'a pas fait l'objet d'une présentation en conseil.

 

Faut-il pour autant tout remettre en cause ?

 

http://www.ville-sangatte.fr/iso_album/cap_calaisis_vertical_quadri_red_200x200.jpgTout d'abord, le site actuel de l'école d'Art, rue des Soupirants, est certes chargé d'histoire et dans le cadre de la préservation des maisons de caractère, il mérite toute l'attention des élus. Si l'un d'entre eux veut faire une proposition en ce sens, qu'il le fasse. Nous l'étudierons avec attention.

 

Cependant, je tiens à dire que le site de l'ancien Monoprix n'a pas été choisi au hasard. Il offre plusieurs intérêts :

·     La ville est propriétaire des terrains et d'accord pour les vendre.

·     La situation en plein boulevard sur plus de quarante mètres de large apportera une formidable visibilité à l'école d'Art et une vitrine à toutes les formes associées d'expression artistique.

·     Nous pouvons en attendre également un regain d'animation en centre ville.

·     Il permet la résorption d'une friche commerciale qui enlaidit le cœur de ville depuis dix ans.

·     L'école d'Art peut continuer à fonctionner pendant les travaux et cela évite le cout et les problèmes liés à un déménagement provisoire.

·     Les aménagements aux normes d'un établissement recevant du public seront évidemment moins couteux que dans le cas d'un bâtiment ancien que l'on veut préserver sur le plan architectural.

·     Un système de "dépose minute" est envisageable sur le site pour les parents accompagnant leurs enfants par exemple.

·     L'agglomération sera propriétaire de plein droit alors que dans le cas du maintien sur le site actuel nous ne sommes qu'occupant avec les obligations d'un propriétaire et que nous avons obligation de rendre les lieux en l'état initial en cas de changement de localisation dans le futur. A moins d'acheter le site, ce qui viendra grever les estimations du projet de 2001.

En ce qui concerne les autres utilisations possibles du site Prisunic (qui est bien plus vaste que les besoins actuels de l'école d'art), elles font actuellement l'objet d'une étude par les services techniques. Lorsque les techniciens nous auront rendu leur diagnostic sur la faisabilité de ces projets à cet endroit, il sera temps d'en discuter avec les élus et les structures concernées. Viendront alors les arbitrages budgétaires et le choix des priorités.

 

Ce que je reproche au vice-président Deguines ce n'est pas d'exposer ses idées à la presse. Tout élu est en droit de faire des propositions. Par contre, il est injuste de jeter le discrédit sur les autres élus ou les services, de faire croire qu'il est le seul à travailler et que le reste se fait sans concertation.  Maitre Deguines, avocat, est le spécialiste des réquisitions. J’aimerai qu’il devienne l’homme des solutions crédibles.

Par Philippe BLET - Publié dans : Calais
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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 20:56

Retrouvez ci-dessous d'une part mon interview sur Calaisis TV et mon intervention sur le sujet lors du conseil municipal de Calais (28 juin 2011)

Je voudrais intervenir pour insister sur l’importance de cette délibération. 

Ne faisons pas la même erreur que certains élus qui se croient investis pour prendre la défense de communautés voisines qui ne nous demandent rien. Elles sont assez autonomes pour savoir ce qu’elles ont à faire.

Ne nous trompons pas de débat, ce qui est demandé par le préfet c’est l’avis des élus calaisiens sur la fusion proposée.

http://www.ville-sangatte.fr/iso_album/cap_calaisis_vertical_quadri_red_200x200.jpgConcentrons-nous sur notre projet. Dans le domaine de l’intercommunalité, Calais accuse un retard considérable par rapport aux autres grandes villes du département. Elles ont toutes créé des structures intercommunales depuis des dizaines d’années, sauf calais.

Partie bonne dernière, notre agglomération a démarré lentement. Aujourd’hui, elle est trop étroite et peu cohérente par rapport au potentiel fantastique que représente le Calaisis. Ne restons pas cloisonnés, c’est le moment de s’ouvrir.

Ne répétons pas les erreurs de nos prédécesseurs. Le schéma proposé par le préfet est plus qu’acceptable pour le Calaisis. D’ailleurs, il n’a rien de révolutionnaire, c’est celui qui aurait du être mis en place dès 1993.

Jean Jaurès disait « aller à l’idéal et comprendre le réel ». La proposition qui nous est faite aujourd’hui par le préfet du Pas-de-Calais n’est pas l’idéal. Nous pouvons en convenir mais nous permettra, entre autres et à titre d’exemple :  

         d’intégrer la gare internationale de Calais Fréthun dans un schéma de développement du Calaisis

         d’intégrer l’intégralité du Cap Blanc Nez, Grand site de France, dans la politique de promotion touristique du territoire,  

         et surtout de proposer de nouveaux services à la population qui est la première tâche d’un élu.

 

Ce périmètre proposé doit être une première étape afin de réunir un bassin de vie, un territoire morcelé, à savoir le Calaisis.

 

Je crois que tous les élus qui ont de l’ambition pour notre ville et son territoire doivent donner un avis favorable à cette délibération.

Par Philippe BLET - Publié dans : Calais
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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 22:44

Je vous invite à voir ou revoir le reportage diffusé sur Calaisis TV en juin 2011 concernant le service d'archéologie préventive, rattaché au Développement Économique de la Communauté d'Agglomération CAP CALAISIS

 

 

Par Philippe BLET - Publié dans : Calais
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