Retrouvez ci-dessous l'interview des militants du Club DSK 62 diffusé ce matin sur l'antenne d'Europe 1
Retrouvez ci-dessous l'interview des militants du Club DSK 62 diffusé ce matin sur l'antenne d'Europe 1
Retrouvez ci-dessous le reportage diffusé lors de l'émission C Dans l'Air sur France 5 concernant le lancement du Club DSK 62 le 7 décembre à Calais
Injures, insultes et autres autres noms d'oiseaux, le député Gilles s'est fendu dernièrement d'un communiqué en raison de la création d'un Club DSK dans le pas de
Calais.
Monsieur cocquempot n'a toujours pas compris qu'être de gauche et socialiste ne veut pas dire simplement avoir sa carte au PS, c’est tout l’esprit d’ouverture des primaires qui vont être organisées prochainement par le parti socialiste français. Et c’est une formidable avancée pour la démocratie.
Je m’étonne que ce ne soit pas compris par tous les responsables locaux du PS.
La création hier soir à Calais de l’un des tout premiers clubs DSK de France par une cinquantaine de personnes, de gauche et à des niveaux d’engagement différents, qu’ils soient cartés ou non, en est une excellente illustration.
Je peux comprendre que cela puisse énerver un peu, agacer certain, qu’après m’avoir exclu du PS pour avoir osé travailler avec une liste d’union on me retrouve à l’initiative d’un club de soutien au meilleur candidat socialiste que l’on ait eu depuis François Mitterrand. Mais personne ne peut contester mon engagement de longue date auprès de Dominique Strauss Khan.
Cet engagement se poursuit aujourd’hui. Rien n’a changé pour moi. Je suis toujours de gauche, pour une égalité réelle et un réformisme radical.
Le club DSK 62 vient d’être créé à Calais. Une assemblée constitutive s’est tenue ce mardi 7 décembre 2010 en présence d’Antonio
Duarte, secrétaire du Club DSK, et de Philippe Blet, président de la communauté d’agglomération Cap Calaisis.
Présidé par Patrice Cambraye, conseiller municipal et communautaire de Calais, le club a pour ambition affichée de soutenir la candidature de Dominique Strauss Khan durant les primaires de la Gauche pour se présenter contre Nicolas Sarkozy pour les présidentielles de 2012.
Ce club rassemble des adhérents et sympathisants du Parti Socialiste, des principaux partis de Gauche, mais aussi des citoyens qui se reconnaissent dans les valeurs incarnées par Dominique Strauss Kahn et qui souhaitent soutenir une alternative crédible pour 2012.
Les quarante personnes présentes ont ainsi pu exprimer leur soutien. Sa compétence économique, sa volonté affichée pour un réformisme radical et son engagement pour une égalité réelle font du directeur général du FMI le meilleur candidat de la gauche aux élections présidentielles de 2012.
Ce club qui vise notamment à favoriser le débat d'idées avait choisi comme premier thème : la sécurité. Les débats, de qualité
et pondérés, ont ainsi démontré la nécessité de ré humaniser les quartiers, de recréer un tissu social disparu et de relancer une dynamique économique en retrouvant une justice sociale.
Une réflexion qui s’inspire du texte « Pour une égalité réelle – éléments pour un réformisme radical » de Dominique Strauss Khan.
Un texte qui commence ainsi : « Je veux une société juste. Or la France s’engage sur une pente inégalitaire, dangereuse pour son avenir. Les Français le ressentent profondément. En nombre toujours plus grand, nos concitoyens assurent que les inégalités augmentent, que le tissu social se déchire, que la France n’arrive plus à « faire société ». Le sondage commandé par la Fondation Jean-Jaurès en apporte une preuve éclatante. 81 % des Français ont le sentiment qu’au cours des dernières années, les inégalités se sont aggravées en France ; la moitié estime même qu’elles se sont fortement aggravées. Il y a ainsi une nouvelle question sociale, cruciale pour l’avenir de la France et, plus largement, de toute l’Europe. »
Présent au congrès des maires la semaine dernière, j’ai eu l’occasion d’entendre
Nicolas Sarkozy. Je dois dire qu’il m’a effrayé.
Effrayé, parce que N. Sarkozy est moins un président de la République que le représentant d’une petite catégorie de la population. Un clan, celui de plus riches qui ne comprend rien à la précarité qui touche un nombre toujours croissant de françaises et de français.
Le philosophe Jacques Bouvresse, l’a très bien dit dans le quotidien Libération du 5 août dernier : « Rarement un président et un gouvernement n’ont fait savoir aussi clairement à la population que le problème principal à leurs yeux était de défendre les riches contre les pauvres et non l’inverse ».
Effrayé, parce qu’il n’a rien compris au cri des millions de manifestants contre la réforme des retraites qu’il a proposé et maintenu de force. Sait-il vraiment que dans la France d’aujourd’hui le chômage des plus de 50 ans a progressé de 16,6%, que seulement 39% des 55-64 ans travaillent encore et que les autres sont réduits à un chômage d’attente pendant des années ou aux minima sociaux (source : le Monde du 29 oct. 2010).
Effrayé, parce qu’avec sa réforme des collectivités il étrangle financièrement les collectivités de proximité. Celles qui sont en contact avec la population et qui savent agir aux mieux pour les plus faibles, les plus en difficultés. Demain, avec la réforme Sarkozy elles ne seront plus en capacité de le faire.
Sarkozy m’a fait peur parce qu’il construit une société sans gestion de l’économie, sans politique sociale. Une société agressive constituée d’un individualisme de consommation, de désordre et de désocialisation.