Je suis particulièrement heureux d’accueillir le conseil de
gouvernance du Plan Local de Développement Economique.
Je suis heureux que la première réunion de ce conseil se tienne à Cap Calaisis car, au-delà des frontières administratives de l’agglomération que je préside, je mets un point d’honneur à considérer le Calaisis selon ses frontières naturelles, c'est-à-dire celles du bassin de vie.
Je suis heureux de vous recevoir pour montrer que, malgré les épreuves, ce grand Calaisis est un territoire dynamique, complémentaire et cohérent.
Lundi soir j’ai reçu les syndicats de l’entreprise Cuno menacée de fermeture.
Bien que située aux Attaques, c’est-à-dire en dehors du périmètre de Cap Calaisis, nous avons partie liée. Nous ne pouvons pas ne pas nous préoccuper de ce qui se passe dans les territoires voisins. Nos développements respectifs vont de paire. Nous vivons dans un même bassin de vie. Notre espace social est commun. Nous résidons, travaillons, consommons, pratiquons des activités de loisirs dans des lieux différents mais sur un territoire commun. Il est donc évident que nous devons travailler ensemble.
Nous en avons eu un brillant exemple, récemment, lors des dizaines d’heures de discussions en réunions publiques sur le grand projet Calais Port 2015.
Tout le monde a participé et le président Puissesseau l’a bien résumé : « C’est tout le littoral qui s’est projeté dans un avenir partagé ». C’était tout simplement fabuleux.
Dans ces temps difficiles, nous devons être unis pour conforter et développer nos savoirs faire et nos atouts, en les organisant en pôles d’excellence.
Mais nous devons surtout innover et favoriser l’innovation. Un
territoire qui n’a pas de regard vers l’avenir est un territoire condamné.
A Cap Calaisis, nous avons créé, en partenariat, avec le Conseil Régional, un fond d’intervention à l’innovation qui a été doté pour la première année de 150 000 euros.
Ce fond a bénéficié, pour l’instant, à deux entreprises dont l’entreprise Meccano que nous irons visiter cet après midi.
J’espère que nous serons amenés à aider d’autres entreprises innovantes dans les années à venir.
Pour terminer ce mot d’accueil, je dirai que nous avons tous les ingrédients pour réussir :
Un territoire qui se parle, des savoir faire, des pôles d’excellence, des entrepreneurs, des jeunes, des filières de formation, des espaces à aménager, des infrastructures performantes...
Reste à mettre en œuvre la recette pour nous amener vers la réussite. C’est une part de cette recette que nous élaborons aujourd’hui.
Henry Kissinger demandait « l’Europe, quel est le numéro de
téléphone ? ». Désormais la question n’est plus à poser, si l’on veut appeler l’Europe, nous savons qui joindre. En effet, les 27 pays viennent de désigner le premier ministre
belge Herman Van Rompuy.
Beaucoup se sont moqués de son peu de charisme, de son austérité. Pour autant peut-on juger de l’action d’un homme politique par sa faible capacité à prendre la lumière ? Cela me semble surprenant. Certes, il est moins flamboyant que Tony Blair, moins people que Nicolas Sarkozy. Pourtant, il est le seul à avoir apporté de la stabilité et de la sérénité à l’état belge.
Le premier président « stable » de l’Europe
(2 ans et demi, renouvelable une fois) va remplacer un système de présidence tournante semestriel. Dans la recherche de stabilité, de cohérence et d’influence cette présidence est une bonne chose
même si le nouveau président a encore tout à prouver.
Le nouveau président de l’Union Européenne est nommé juste le mois du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. Choix volontaire ou coïncidence ?
Car cet événement marque le début de l’Europe que nous connaissons aujourd’hui.
Une Europe de peuples libres qui choisissent démocratiquement de lier leurs destins à ceux des autres.
Même 20 ans plus tard, le 9 novembre n’a pas été un jour ordinaire. Ce jour reste un fait marquant de notre histoire contemporaine.
Réunis à Paris pour leur congrès annuel, les élus sont vent debout contre la réforme territoriale de
Sarkozy. Et n'apprécient pas que le chef de l'Etat ait envoyé Fillon au charbon à sa place.
Salon grognon. Le paquet territorial du gouvernement – réforme des collectivités locales, changement du mode de scrutin, suppression partielle de la taxe professionnelle – pèse lourdement sur le congrès annuel de l’association des maires de France qui s’est ouvert ce mardi. «Grand n’importe quoi», «profond ras-le-bol», «manque de reconnaissance de la part de l’Etat», et même des collectivités «vues comme des vilains petits canards», etc.
Des états d’âme plein les allées du Parc des expositions de la Porte de Versailles (Paris) qui laissaient augurer de la fraîcheur de l’accueil qui, de fait, a été réservé en fin d'après-midi au Premier ministre, François Fillon.
Dès l’entrée, la banderole donne le ton: «2000 élus pour le retrait des projets de loi de réforme territoriale.» «Le
retrait et rien d’autre», campent des militants de gauche «toutes tendances», qui baladent leur pétition devant les halls et avaient recueilli, en milieu de
matinée, 700
signatures. Préoccupé, entre autres, par la «décision de l'Etat d'aller au bout de la carte intercommunale d'ici à 2014» – Jean-Claude Denis, militant du parti ouvrier
indépendant (POI), y voit un sérieux croche-pied à l’échelon communal: «Si on transfère nos compétences et nos moyens financiers il ne restera plus à la commune que sa pancarte et au maire
son écharpe.»
Dans le détail, la réforme de la taxe professionnelle fait partie des préoccupations les plus largement partagées. Finie, «la libre administration des communes», redoute Jean-Claude Denis: «En levant l’impôt, la commune a une autonomie. On veut transformer ce pouvoir de décision par une subvention d’Etat.»
L’apprentissage de la citoyenneté ne commence jamais assez tôt. Il
n’est pas exclusivement réservé à quelques heures de classes. C’est tous les jours, tout le temps et en s’appuyant sur l’ensemble des supports éducatifs à notre disposition.
Je comprends parfaitement la démarche du CISPD, conseil intercommunal de prévention de la délinquance, que porte brillamment mon vice président marcel Pidou.
Prévenir c’est enseigner dès que possible les règles de vie commune, l’importance du respect des autres et de soi-même, la nécessité d’appréhender la société comme un espace ouvert à l’épanouissement de chacun et non comme une arène de combat.
La société évolue et la vie se durcie de décennie en décennie. Ce n’est pas une raison pour oublier ce qui a été fondé voici plus de 2500 ans par la démocratie grecque. Au contraire, il faut préserver et transmettre coûte que coûte ces valeurs permettant à chaque citoyen de trouver sa place, ses repères et son rôle d’acteur dans la communauté.
Dans « du Contrat Social », Jean Jacques Rousseau écrivait déjà « l’ordre social ne vient pas de la nature ; il est fondé sur des conventions ».
Vous retrouverez dans cette exposition, à l’adresse principale des
enfants et de leurs parents, l’évolution, l’historique de ce lien indispensable qui cimente les hommes entre eux pour leur permettre de vivre ensemble. Les premières règles de fonctionnement du
groupe non plus rien à voir avec l’organisation très élaborée de notre société. Trop pour certains qui regrettent leur trop grand nombre.
Cette exposition est un outil ludique d’apprentissage pour les plus petits et une base de réflexion pour les plus grands. Elle est adaptée au public jeune et fait appel à la sensibilité et à l’imaginaire des enfants. Un moyen pour qu’ils s’approprient une conception durable de la citoyenneté.
Cette exposition s’intitule « supercitoyen » c’est peut être une ambition poussée trop loin. Aider les jeunes du Calaisis à devenir de véritables citoyens me suffit amplement.
J’espère que chacun se saisira de cette exposition : parent, institution, association, éducation.
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