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Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /2008 17:34
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Je constate que le secrétaire socialiste de Calais a amorcé son autocritique. Il annonce que les socialistes  partiront seuls aux élections municipales. C’est un peu tard car les municipales c’était il y a six mois. (Voir la vidéo en fin de note)

En politique, pour ne pas subir il faut agir.

En me présentant aux dernières élections, avec plusieurs élus de gauche, sur une liste d’ouverture populaire et sociale, j’ai contribué à faire sauter un verrou qui bloquait la démocratie à Calais depuis plus d’un tiers de siècle.

Mais ce verrou menace toujours de se refermer. Or ce "responsable" socialiste, après avoir soutenu timidement sa candidate au premier tour (il n’y avait même pas d’affiche dans les locaux du parti avenue Blériot) annonce aujourd’hui qu’il soutient le candidat de gauche aux cantonales de Calais Nord Ouest mais sans citer Jacky Hénin, ce qui est un manque de courage politique envers leur allié.

Pour ma part je le dis haut et fort, il faut empêcher le candidat Hénin de revenir aux affaires. S’il est élu Conseiller Général, mandat qui ne l’a jamais intéressé, il se servira de ce poste pour mettre à nouveau la pression sur le parti socialiste et les obliger à une nouvelle alliance sous menace de faire perdre des villes dirigées par des ténors socialistes.

L’histoire l’a montré, et les Calaisiens l’ont bien compris, la ville a été vendue à un clan de cette façon depuis trente sept ans.

Je ne crains pas de dire que pour faire barrage au retour de Jacky Hénin, il faut voter Michel Hamy

Quant aux relations que j’entretiens  avec les élus du territoire, elles sont bonnes, en effet. Nous respectons le contrat qui nous a été confié par les habitants. Certains sujets sont en discussion, c’est normal, mais aucun blocage n’apparait et tous les dossiers se présentent bien. Il faut laisser le temps au temps. Nous menons donc sereinement nos réformes pour démanteler le système Hénin qui a fait tant de mal au Calaisis et à ses habitants.

Elus depuis moins de six mois, nous avons créé la maison de l’emploi et bientôt nous mettrons en place dans les prochaines semaines la maison du développement économique qui sera la vitrine du dynamisme du Calaisis. Tout le monde tire dans le bon sens. Cela fait vingt ans que les calaisiens attendaient ça.

Pour mémoire, je vous invite à voir ou revoir le reportage diffusé sur France 3

 


Jeudi 11 septembre 2008 4 11 /09 /2008 22:01
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Le 4 septembre dernier, la Coordination française pour le droit d’Asile (C.F.D.A) a publié un rapport sous le titre évocateur « La loi des jungles ». Il concerne la situation des migrants qui souhaite se rendre en Grande-bretagne. Il indique clairement, comme bon nombre d'entre nous, que la fermeture du Centre de la Croix Rouge à sangatte n'a absolument pas réglée les conditions difficiles des migrants.

Je vous laisse à la lecture du communiqué de presse du C.F.D.A.

« La Coordination française pour le droit d’asile déplore la situation des « exilés » dans le Nord-Ouest de la France

C’est pour tenter d’ouvrir les yeux des responsables politiques sur la réalité de la situation préoccupante des « exilés » le long du littoral français de la Manche et de la Mer du Nord que la Coordination française pour le droit d’asile (CFDA)* a décidé de mener une enquête de mai à juillet 2008. Intitulé La loi des « jungles », le rapport issu de cette enquête est rendu public ce jour peu avant la Conférence ministérielle sur le droit d’asile qui se tiendra à Paris, les 8 et 9 septembre prochains, dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne.

Contrairement à l’annonce de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, la fermeture du camp de Sangatte à Calais est loin d’avoir réglé le problème des « exilés » en transit dans le Nord-Ouest de la France. Dans un contexte général de durcissement des contrôles aux frontières, on a, en effet, assisté à la multiplication des campements informels sur l’ensemble des régions littorales de la Manche et de la Mer du Nord.

Cette dispersion des « exilés » rend le phénomène moins visible et permet à l’Etat français d’affirmer, contre toute évidence, que le problème est beaucoup moins important depuis cette fermeture. Tant que l’existence de ces étrangers restera niée ou masquée, les responsables politiques continueront à se dispenser d’identifier les causes de leur venue, de leur errance, de leur précarité et à s’exonérer de toute recherche de solution.

Afin de faire un état des lieux de la situation des « exilés » et des réseaux d’acteurs en présence, la CFDA a organisé douze missions dans les agglomérations de Roscoff, Saint-Malo, Cherbourg, Caen, Dieppe, Calais, Dunkerque, Norrent-Fontes et Paris. Les objectifs de la CFDA sont clairs : interpeller les autorités sur les pratiques incohérentes et les carences de l’administration française dans la région concernée et porter ses revendications aux niveaux national et européen.

Dans le rapport, une attention particulière a été accordée à la place de l’asile, notamment à travers l’analyse des effets pervers du règlement Dublin qui fait basculer nombre d’exilés dans une errance sans fin à l’intérieur de l’Union européenne.

Au vu des informations recueillies auprès des exilés, des associations travaillant localement et des services administratifs, la CFDA a relevé dix-neuf priorités sous forme de recommandations, concernant le respect du droit d’asile, les conditions d’accueil, la protection des personnes vulnérables, les violences et harcèlements policiers et les droits des personnes maintenues en rétention administrative. »

Vous pouvez également télécharger ce rapport ICI



Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /2008 21:10
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Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse paru ce jour concernant les élections cantonales du 7 et 14 septembre prochain.

Pour compléter, et pour ce qui me concerne, mon soutien en faveur de Ghislaine est tout à fait naturel. Elle porte haut et fort les couleurs socialistes, je suis socialiste. Elle a donc mon total soutien.

Les relations du Calaisis avec le Conseil Général du pas de Calais sont très importantes, même si elles sont trop souvent méconnues du public. Il est primordial de renforcer la majorité socialiste qui y fait un excellent travail en concertation avec les différents territoires du Département du Pas de Calais. La candidature de Ghislaine apparaît donc comme le meilleur gage pour le Calaisis qui renforcera ainsi sa présence et sa force au sein de l’institution Départementale.

En fin de note vous pourrez accéder au Blog de campagne de Ghislaine DUCLOY

Bonne lecture


Les élus représentant la gauche de la « Liste populaire et sociale » qui a gagné les dernières élections à Calais soutiennent la candidature de Ghislaine Ducloy, pour les élections cantonales de Calais Nord Ouest.
Ils appellent les électeurs du canton qui les ont soutenus dans leur démarche à voter pour la candidate socialiste Ghislaine Ducloy.

Les élus calaisiens qui lancent, dans le respect de l'esprit d'ouverture, cet appel à voter Ghislaine Ducloy sont (par ordre alphabétique) : Philippe Blet, Patrice Cambraye, Antoine Deguines, Gérard Grenat, Sylvie Hazebroucq, Marcel Pidou, Paulette Senicourt, Cathy Vendel, Jean Claude Vernalde.

On se souvient que la liste qui a gagné les dernières élections municipales de Calais est bâtie sur trois composantes dont celle des personnalités de gauche. L'accord municipal prévoit que tous s'engagent à dépasser leurs idéologies politiques pour travailler à l'élaboration d'un programme d'actions axé autour du développement économique et l'emploi.

Cet accord prévoit également que, dans le respect et la tolérance qui convient au débat démocratique, chacun garde une totale liberté d'expression et d'action pour les autres élections. Le cas de figure se présente aujourd'hui avec l'élection cantonale partielle qui fait suite à la décision du tribunal d'annuler l'élection de madame Fournier.

Un certain nombre de personnes ont annoncé leur candidature au poste de Conseiller Général du canton de Calais Nord Ouest. Les élus Calaisiens ne sont pas insensibles à ce qui se passera sur ce canton qui englobe une bonne partie de Calais et de l'Agglomération du Calaisis.

Dans cet esprit, les signataires cités plus haut appellent donc à voter Ghislaine Ducloy.




Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /2008 20:42
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Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /2008 20:24
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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /2008 20:41
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Les élus du territoire du Calaisis étaient présents pour soutenir les sangattois contre le projet des moulières. J'ai eu l'occasion de cloturer les différentes interventions. Ayant abandonner mon intervention prévue initialement, j'ai tenu à féliciter la mobilisation citoyenne contre ce projet et en particulier ce soir au regard du grand nombre d'habitants venus de tout le calaisis.

Cela étant, vous trouverez ci-dessous mon intervention remis à la presse.

Mesdames et messsieurs

En tant que président de la Communauté d’Agglomération du Calaisis je confirme, comme je l’avais déjà fait en juillet auprès de madame Ghislaine Ducloy, 1ère adjointe de Sangatte/Blériot, notre opposition absolue au projet de moulières sur Sangatte en totale solidarité avec le conseil municipal et les associations de défense de notre cadre de vie. D’autant que ce projet menace le bon fonctionnement de l’investissement que nous avons réalisé dans la base de voile en empêchant l’accès des bateaux à la mer.

Reste qu’il faut trouver une solution. Soyons pragmatiques !

Dans les compétences de la Communauté d’Agglomération du Calaisis, il y a le développement économique. J’ai demandé aux spécialistes de m’établir une radioscopie de ce projet. Les premières conclusions qui m’ont été rendues montrent que le dossier n’est pas seulement une catastrophe environnementale mais qu’il n’est pas aussi viable économiquement que ce que l’on nous avait présenté. C’est donc une double faute qui a été commise par les affaires maritimes.

Dès le départ, le sujet de l’implantation des moulières a été traité à la légère par ce service de l’Etat et l’on arrive aujourd’hui à une situation ubuesque où d’autres services de l’Etat reconnaissent qu’une ânerie a été commise mais ne peuvent, soit disant, rien faire car l’infernale machine administrative est en marche.

Natacha Bouchart, maire de Calais, et moi-même avons sollicité une entrevue avec le préfet du Pas-de-Calais. Or il s’avère que l’on m’a rapporté que certains esprits commençaient à s’échauffer sur le terrain et que des menaces à peine voilées avaient été entendues contre les concessionnaires de moulières et leur matériel. Je pense que le préfet sera sensible aux menaces de troubles de l’ordre public et qu’il fera face à ses responsabilités en la matière. En tout cas je l’ai interpelé par écrit sur ce risque d’atteinte aux biens et aux personnes.

Je ne voudrai pas qu’un drame survienne pour une stupide histoire de mollusques. Et la meilleure façon d’assurer la sécurité c’est que les moulières aillent s’implanter ailleurs.

En attendant, J’en appelle au calme et à la concertation.

J’en appelle aussi à mes collègues élus pour que nos actions soient concertées. Il ne faut pas que les moulières deviennent une tribune et un faire valoir pour certains. Nous devons agir ensemble, tous ensembles, quelle que soit notre couleur politique. Parce qu’ensemble, Députés, Conseillers régionaux, Conseillers généraux, présidents de Communautés et maires nous représentons un territoire de 150 000 habitants.

J’en appelle à l’Union sacrée et je propose qu’une délégation représentant tous ces élus soit reçue en préfecture pour bien montrer que nous sommes tous solidaires des sangattois.

J’espère que cette triste affaire des moulières aura au moins le mérite de resserrer les liens qui unissent toutes les communes du territoire.

Je vous remercie

 



Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /2008 22:45
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Retrouvez ci-dessous de l'interview paru dans le Nord Littoral du dimanche 17 aout 2008

Blet :« un impact énorme en 2012 pour le Calaisis s'il y a une volonté de tous »

Nord Littoral : Philippe Blet, pourquoi cette présence de la Cac aux JO de Pékin ?

Dans la perspective des Jeux Olympiques de Londres en 2012, j'accompagne une délégation d'élus, de techniciens et de sportifs régionaux.

Bien entendu, c'est l'occasion de rencontrer des présidents de fédération car nous sommes intégrés au club France. Cela nous donne l'opportunité de croiser chaque jour les dirigeants du sport français. C'est, semble-t-il, la meilleure porte pour entrer sérieusement en contact avec les fédérations étrangères susceptibles d'être intéressées par une implantation en base arrière sur notre territoire.

NL : Avez-vous rencontré des athlètes français, étrangers, leurs fédérations ?

Coté sportif, c'est l'embargo tant qu'ils n'ont pas terminé leurs épreuves. Nous comprenons aisément cette attitude de leurs entraîneurs. J'ai donc simplement fait passer un message de soutien à Romain Barras au nom de la Communauté d'agglomération du Calaisis. En revanche, les médaillés passent traditionnellement par le club France pour fêter leur réussite. Nous avons donc la possibilité de les rencontrer chaque soir à condition de veiller tard car le retour des lieux d'épreuves est relativement tardif. J'ai pu par exemple discuter avec le judoka Teddy Riner. Nous avons rencontré essentiellement les fédérations françaises (boxe, gymnastique, escrime, judo,...). Nous avons eu également un contact avec Mohamed Yamani (union africaine de gym), grâce aux techniciens du comité d'organisation. Dans le contexte d'organisation des jeux, il est paradoxalement difficile de rencontrer sérieusement les responsables de fédérations étrangères qui sont particulièrement sous pression. Nous utiliserons donc le canal des fédés françaises.

NL : Que pensez-vous des JO vus de l'intérieur ?

Pour l'instant, le plus grand intérêt du déplacement à Pékin va bien au-delà du relationnel sportif. Nous découvrons, avec les deux techniciens qui m'accompagnent, toute la complexité de l'organisation de cet événement mondial. Il nous semble déjà évident que le Calaisis ne peut assurer seul sa participation à un événement d'une telle ampleur. Nous sommes donc satisfaits d'être accompagnés par le conseil général du Pas-de-Calais, du SMCO et de la Région. Par contre, nous pouvons témoigner de l'excellent accueil de notre démarche et de notre présence remarquée auprès des responsables du comité olympique français. Sur place, nous nous sommes rendus compte de la dimension des JO. Pour aller d'un endroit à un autre, il nous faut parfois 1h30. Or, Calais n'est qu'à 58 minutes de Londres... c'est une vraie chance. Avec le décalage horaire, on arrive avant même l'heure de départ.

NL : Sentez-vous des retombées possibles pour le Calaisis ?

Nous rendrons compte aux élus du Calaisis de nos conclusions suite à ce voyage très intéressant. C'est ensemble que nous déciderons ce qui sera mis en place et des objectifs que nous nous fixerons par rapport aux jeux de Londres. Je veux mettre en place dès la fin septembre un comité olympique à la Cac pour mobiliser tout le monde. Pour le Calaisis, les retombées des JO de Londres 2012 peuvent être sportives, culturelles, touristiques ou économiques.
L'impact peut être énorme pour le Calaisis s'il y a une volonté de tous. Mais ces retombées supposent, comme pour tout projet, un investissement de départ et, je le répète, une véritable mobilisation du Calaisis. »

Propos recueillis
par Eric DAUCHART

Nord Littoral

Retrouvez également l'article paru le 15 aout dans la Voix du Nord

Le Calaisis et le Pas-de-Calais aux Jeux olympiques de Pékin

Philippe Blet, président de la communauté d'agglomération du Calaisis, est présent à Pékin avec une délégation du Pas-de-Calais. Objectif : convaincre les fédérations sportives françaises et étrangères de choisir le département comme base d'entraînement en amont des Jeux de Londres 2012. Lire la suite -->>>


Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /2008 09:53
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Moulières de Sangatte, le Calaisis à nouveau sacrifié

Nous devrions pourtant nous réjouir de l’implantation d’une nouvelle entreprise dans le Calaisis, mais de nouveau la facture pour la population sera lourde. En autorisant l’installation des moulières à Sangatte, le juge de la cour d’appel savait-il qu’il condamnait l’une des plus belles plages de France ?

Plus de baignade à Sangatte, plus de pêche à pied ni au lancer, plus de ballades en bord de mer et plus de navigation….un désastre !

En tant que citoyen, je suis scandalisé des conséquences de cette décision sur notre environnement et notre cadre de vie.

En tant qu’élu et président de la Communauté d’Agglomération du Calaisis, je suis écoeuré du manque total de concertation qui apparait dés le début du dossier. L’avis des élus a été ignoré. Pire, à quelques mois de l’ouverture de la base de voile de la Communauté d’Agglomération située à une encablure du lieu d’implantation de la concession des moulières, on nous interdit tout simplement l’accès à la mer. C’est scandaleux et nous ne resterons pas sans réagir.

Il ne s’agit pas d’être pour ou contre les moulières mais d’établir une concertation. Je suis persuadé que sur les kilomètres de plages que comprend notre région, il y a moyen de placer intelligemment ce type d’activité. A Sangatte, c’est toute la population qui est touchée mais aussi les milliers de touristes qui viennent sur le site du Cap Blanc Nez.

Je vais solliciter l’appui de mes collègues du Calaisis pour dénoncer cette implantation décidée unilatéralement en haut lieu, sans  tenir compte de notre avis.

A l’époque une bonne partie de la population s’était mobilisée contre le projet. Tous ces amoureux de cette magnifique plage de Sangatte doivent se sentir trahis par un système qui nous dépasse tous.

Je me suis entretenu avec Mme Natacha Bouchart, maire de Calais et avec Guy Allemand, maire de Sangatte, absent de la région mais qui, je le sais, suis avec attention ce dossier. Je lui ai confirmé mon soutien. Je suis conscient que la marge de manœuvre est étroite mais je ne baisse pas les bras, Nous ne devons pas baisser les bras. Aujourd’hui nous sommes tous Sangattois.


Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /2008 07:42
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Au lendemain du vote des parlementaires concernant la réforme des institutions, et le lynchage concernant le Député de notre circonscription, Jack Lang, je vous invite à lire un texte signé par Les députés Christophe Caresche (PS, Paris), Jean-Marie Le Guen (PS, Paris), Gaëtan Gorce (PS, Nièvre), Manuel Valls (PS, Essonne).

L'adoption de la réforme constitutionnelle conduit à s'interroger sur la pertinence de la stratégie du Parti socialiste. Au final, il n'aura été ni en capacité de faire échec à cette réforme ni en situation de l'infléchir. Ce résultat est le fruit d'une double erreur d'appréciation.

                                              

La première est d'avoir considéré que l'opposition était en mesure de réunir une minorité de blocage puisqu'une majorité qualifiée de trois cinquièmes est nécessaire pour l'adoption d'un texte de nature constitutionnelle. L'attitude du PS a été guidée par l'idée qu'il était possible d'infliger une défaite au président de la République ou, tout au moins, de ne pas "lui donner une victoire". En posant des conditions, notamment sur le Sénat, qu'il savait impossible à satisfaire par le gouvernement et la majorité, le Parti socialiste s'est mis, d'emblée, en situation de ne pas voter ce texte. De nombreux parlementaires socialistes qui ont cru sincèrement à cette stratégie découvriront bien tard que la majorité parlementaire disposait arithmétiquement à elle seule des trois cinquièmes des votes pour permettre son adoption ! En outre, en politisant fortement le vote du Congrès dans la dernière semaine, le PS a permis à la majorité de se ressouder, les parlementaires de droite hostiles à cette réforme préférant la voter plutôt que de "jouer contre leur camp".

                            

L'autre erreur d'appréciation concerne le contenu de la réforme elle-même. Obnubilés par la pratique institutionnelle "hyperprésidentielle" de l'actuel président de la République, les socialistes ont voulu voir dans cette réforme la volonté d'inscrire dans la Constitution le renforcement des pouvoirs présidentiels. Cette perception est pour l'essentiel erronée. Le président de la République ne gagne aucun pouvoir nouveau, hormis celui de s'exprimer devant le Parlement réuni en Congrès.

                     

Il faut beaucoup de mauvaise foi pour considérer que cette disposition symbolique, très en retrait par rapport au souhait de Nicolas Sarkozy de pouvoir s'adresser à tout moment à chaque Assemblée, bouleversera le régime. En revanche, un certain nombre des pouvoirs du président sont encadrés comme celui de nomination. On peut discuter du degré d'encadrement du dispositif proposé, mais il est difficile de le récuser alors que, durant quatorze ans, François Mitterrand et les socialistes se sont accommodés du système actuel.

                     

En réalité, cette réforme s'est attelée à revaloriser les pouvoirs du Parlement et à donner des droits nouveaux aux citoyens. Ce choix a été celui du comité Balladur qui, à juste titre, a estimé que l'urgence était de palier le déséquilibre né de l'adoption du quinquennat et de l'inversion du calendrier électoral. Face à la toute-puissance de l'exécutif, il est impératif de donner plus de pouvoirs au Parlement, notamment en matière de contrôle.

                                    

Certains regrettent que cette évolution se fasse au détriment du premier ministre. Outre qu'il paraît difficile de revaloriser le Parlement sans restreindre les pouvoirs du gouvernement, il aurait fallu, pour que cette critique soit pertinente, être en mesure de trancher la question de la nature du régime. Le PS ne l'a pas fait, laissant coexister en son sein ceux qui sont favorables à une présidentialisation de la Ve République et ceux qui privilégient le renforcement du premier ministre et une évolution primo-ministérielle. D'autres considèrent que la revalorisation du Parlement profitera d'abord au groupe majoritaire. C'est en grande partie vrai, mais faut-il s'en offusquer ? Sauf à remettre en cause le fait majoritaire ou à considérer pour l'opposition qu'elle a vocation à rester cantonnée dans ce rôle, il n'est pas illégitime que la majorité élue par les Français ait les moyens de gouverner, ce qui n'est pas incompatible avec un statut de l'opposition !

                         

Aucune objection de principe ne permet donc de refuser l'approche préconisée par le comité présidé par Edouard Balladur. Sur bien des points, la réforme proposée apportait des réponses, certes perfectibles, mais attendues depuis de longues années par de nombreux parlementaires. Plutôt que de se réfugier dans une attitude négative et stérile, il valait mieux se mettre en disposition de les discuter sérieusement afin d'aboutir à un compromis.

                                   

Dans les grandes démocraties, cet exercice aurait été mené naturellement et sereinement. Chacun aurait compris que s'agissant de la loi fondamentale, la majorité et l'opposition recherchent dans la transparence un accord permettant à la démocratie de progresser. Dans notre pays, cette discussion a donné lieu, de part et d'autre, à des procès d'intention qui témoignent de l'immaturité de notre vie politique. Le président et sa majorité ont leur part de responsabilité dans ce qui apparaît, malgré le vote de la réforme, comme une occasion manquée. En suivant la majorité sénatoriale dans sa volonté choquante d'empêcher toute évolution du mode de désignation du Sénat, la droite a bloqué, sur un point qu'elle savait essentiel, toute possibilité de discussion avec l'opposition. Elle a privilégié sa cohésion au détriment de la recherche d'un compromis. Elle a découragé ceux qui, comme nous, avaient l'espoir de participer à une véritable modernisation des institutions. Il n'était pas question pour nous de diviser notre camp et d'être les supplétifs de la majorité.

                        

Il n'en reste pas moins que le PS doit s'interroger sur sa stratégie de parti d'opposition. Sa disqualification résulte de son incapacité à s'abstraire d'une forme d'anti-sarkozysme pavlovien qui le conduit à s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République. Cette ligne de conduite est dangereuse et fait le jeu de celui qu'elle prétend combattre. Elle nous éloigne des Français qui n'écoutent plus un parti réfugié dans une opposition caricaturale. Elle crédibilise un discours purement protestataire. Elle n'incite pas à rechercher des solutions alternatives.

                        

Au moment où la France connaît des défis majeurs, les Français n'attendent pas seulement que le Parti socialiste dénonce une politique inefficace et injuste, mais qu'il aide notre pays à surmonter ses difficultés. Cet exercice est exigeant face à un président de la République dont le style et l'omniprésence sont des incitations permanentes à s'offusquer. Raison de plus de ne pas y céder comme nous l'avons hélas fait sur la réforme des institutions.



Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /2008 19:40
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