Je constate que le secrétaire socialiste de Calais a amorcé son autocritique. Il annonce que les socialistes partiront seuls aux élections municipales. C’est un peu tard car les
municipales c’était il y a six mois. (Voir la vidéo en fin de note)
En politique, pour ne pas subir il faut agir.
En me présentant aux dernières élections, avec plusieurs élus de gauche, sur une liste d’ouverture populaire et sociale, j’ai contribué à faire sauter un verrou qui bloquait la démocratie à Calais depuis plus d’un tiers de siècle.
Mais ce verrou menace toujours de se refermer. Or ce "responsable" socialiste, après avoir soutenu timidement sa candidate au premier tour (il n’y avait même pas d’affiche dans les locaux du parti avenue Blériot) annonce aujourd’hui qu’il soutient le candidat de gauche aux cantonales de Calais Nord Ouest mais sans citer Jacky Hénin, ce qui est un manque de courage politique envers leur allié.
Pour ma part je le dis haut et fort, il faut empêcher le candidat Hénin de revenir aux affaires. S’il est élu Conseiller Général, mandat qui ne l’a jamais intéressé, il se servira de ce poste pour mettre à nouveau la pression sur le parti socialiste et les obliger à une nouvelle alliance sous menace de faire perdre des villes dirigées par des ténors socialistes.
L’histoire l’a montré, et les Calaisiens l’ont bien compris, la ville a été vendue à un clan de cette façon depuis trente sept ans.
Je ne crains pas de dire que pour faire barrage au retour de Jacky Hénin, il faut voter Michel Hamy
Quant aux relations que j’entretiens avec les élus du territoire, elles sont bonnes, en effet. Nous respectons le contrat qui nous a été confié par les habitants. Certains sujets sont en discussion, c’est normal, mais aucun blocage n’apparait et tous les dossiers se présentent bien. Il faut laisser le temps au temps. Nous menons donc sereinement nos réformes pour démanteler le système Hénin qui a fait tant de mal au Calaisis et à ses habitants.
Elus depuis moins de six mois, nous avons créé la maison de l’emploi et bientôt nous mettrons en place dans les prochaines semaines la maison du développement économique qui sera la vitrine du dynamisme du Calaisis. Tout le monde tire dans le bon sens. Cela fait vingt ans que les calaisiens attendaient ça.
Pour mémoire, je vous invite à voir ou revoir le reportage diffusé sur France 3
Le 4 septembre dernier, la Coordination française pour le droit d’Asile (C.F.D.A) a publié un rapport sous le titre évocateur « La loi des jungles ». Il concerne la situation des migrants qui souhaite se rendre en Grande-bretagne. Il indique clairement, comme bon nombre d'entre nous, que la fermeture du Centre de la Croix Rouge à sangatte n'a absolument pas réglée les conditions difficiles des migrants.
Je vous laisse à la lecture du communiqué de presse du C.F.D.A.
« La Coordination française pour le droit d’asile déplore la situation des « exilés
» dans le Nord-Ouest de la France
C’est pour tenter d’ouvrir les yeux des responsables politiques sur la réalité de la situation préoccupante des « exilés » le long du littoral français de la Manche et de la Mer du Nord que la Coordination française pour le droit d’asile (CFDA)* a décidé de mener une enquête de mai à juillet 2008. Intitulé La loi des « jungles », le rapport issu de cette enquête est rendu public ce jour peu avant la Conférence ministérielle sur le droit d’asile qui se tiendra à Paris, les 8 et 9 septembre prochains, dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne.
Contrairement à l’annonce de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, la fermeture du camp de Sangatte à Calais est loin d’avoir réglé le problème des « exilés » en transit dans le Nord-Ouest de la France. Dans un contexte général de durcissement des contrôles aux frontières, on a, en effet, assisté à la multiplication des campements informels sur l’ensemble des régions littorales de la Manche et de la Mer du Nord.
Cette dispersion des « exilés » rend le phénomène moins visible et permet à l’Etat français d’affirmer, contre toute évidence, que le problème est beaucoup moins important depuis cette fermeture. Tant que l’existence de ces étrangers restera niée ou masquée, les responsables politiques continueront à se dispenser d’identifier les causes de leur venue, de leur errance, de leur précarité et à s’exonérer de toute recherche de solution.
Afin de faire un état des lieux de la situation des « exilés » et des réseaux d’acteurs en présence, la CFDA a organisé douze missions dans les agglomérations de Roscoff, Saint-Malo, Cherbourg, Caen, Dieppe, Calais, Dunkerque, Norrent-Fontes et Paris. Les objectifs de la CFDA sont clairs : interpeller les autorités sur les pratiques incohérentes et les carences de l’administration française dans la région concernée et porter ses revendications aux niveaux national et européen.
Dans le rapport, une attention particulière a été accordée à la place de l’asile, notamment à travers l’analyse des effets pervers du règlement Dublin qui fait basculer nombre d’exilés dans une errance sans fin à l’intérieur de l’Union européenne.
Au vu des informations recueillies auprès des exilés, des associations travaillant localement et des services administratifs, la CFDA a relevé dix-neuf priorités sous forme de recommandations, concernant le respect du droit d’asile, les conditions d’accueil, la protection des personnes vulnérables, les violences et harcèlements policiers et les droits des personnes maintenues en rétention administrative. »
Vous pouvez également télécharger ce rapport ICI
Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse paru ce jour concernant les élections cantonales du 7 et 14 septembre prochain.
Les élus du
territoire du Calaisis étaient présents pour soutenir les sangattois contre le projet des moulières. J'ai eu l'occasion de cloturer les différentes interventions. Ayant abandonner mon
intervention prévue initialement, j'ai tenu à féliciter la mobilisation citoyenne contre ce projet et en particulier ce soir au regard du grand nombre d'habitants venus de tout le calaisis.Mesdames et messsieurs
En tant que président de la Communauté d’Agglomération du Calaisis je confirme, comme je l’avais déjà fait en juillet auprès de madame Ghislaine Ducloy,
1ère adjointe de Sangatte/Blériot, notre opposition absolue au
projet de moulières sur Sangatte en totale solidarité avec le conseil municipal et les associations de défense de notre cadre de vie. D’autant que ce projet menace le bon fonctionnement de
l’investissement que nous avons réalisé dans la base de voile en empêchant l’accès des bateaux à la mer.
Reste qu’il faut trouver une solution. Soyons pragmatiques !
Dans les compétences de la Communauté d’Agglomération du Calaisis, il y a le développement économique. J’ai demandé aux spécialistes de m’établir une radioscopie de ce projet. Les premières conclusions qui m’ont été rendues montrent que le dossier n’est pas seulement une catastrophe environnementale mais qu’il n’est pas aussi viable économiquement que ce que l’on nous avait présenté. C’est donc une double faute qui a été commise par les affaires maritimes.
Dès le départ, le sujet de l’implantation des moulières a été traité à la légère par ce service de l’Etat et l’on arrive aujourd’hui à une situation ubuesque où d’autres services de l’Etat reconnaissent qu’une ânerie a été commise mais ne peuvent, soit disant, rien faire car l’infernale machine administrative est en marche.
Natacha Bouchart, maire de Calais, et moi-même avons sollicité une
entrevue avec le préfet du Pas-de-Calais. Or il s’avère que l’on m’a rapporté que certains esprits commençaient à s’échauffer sur le terrain et que des menaces à peine voilées avaient été
entendues contre les concessionnaires de moulières et leur matériel. Je pense que le préfet sera sensible aux menaces de troubles de l’ordre public et qu’il fera face à ses responsabilités en la
matière. En tout cas je l’ai interpelé par écrit sur ce risque d’atteinte aux biens et aux personnes.
Je ne voudrai pas qu’un drame survienne pour une stupide histoire de mollusques. Et la meilleure façon d’assurer la sécurité c’est que les moulières aillent s’implanter ailleurs.
En attendant, J’en appelle au calme et à la concertation.
J’en appelle aussi à mes collègues élus pour que nos actions soient concertées. Il ne faut pas que les moulières deviennent une tribune et un faire valoir pour certains. Nous devons agir ensemble, tous ensembles, quelle que soit notre couleur politique. Parce qu’ensemble, Députés, Conseillers régionaux, Conseillers généraux, présidents de Communautés et maires nous représentons un territoire de 150 000 habitants.
J’en appelle à l’Union sacrée et je propose qu’une délégation représentant tous ces élus soit reçue en préfecture pour bien montrer que nous sommes tous solidaires des sangattois.
J’espère que cette triste affaire des moulières aura au moins le mérite de resserrer les liens qui unissent toutes les communes du territoire.
Je vous remercie
NL : Que pensez-vous des JO vus de l'intérieur ?Moulières de Sangatte, le Calaisis à nouveau sacrifié
Nous devrions pourtant nous réjouir de l’implantation d’une nouvelle entreprise dans le Calaisis, mais de nouveau la facture pour la population sera lourde. En autorisant l’installation des moulières à Sangatte, le juge de la cour d’appel savait-il qu’il condamnait l’une des plus belles plages de France ?
Plus de baignade à Sangatte, plus de pêche à pied ni au lancer, plus de ballades en bord de mer et plus de navigation….un désastre !
En tant que citoyen, je suis scandalisé des conséquences de cette décision sur notre environnement et notre cadre de vie.
En tant qu’élu et président de la Communauté d’Agglomération du Calaisis, je suis écoeuré du manque total de concertation qui
apparait dés le début du dossier. L’avis des élus a été ignoré. Pire, à quelques mois de l’ouverture de la base de voile de la Communauté d’Agglomération située à une encablure du lieu
d’implantation de la concession des moulières, on nous interdit tout simplement l’accès à la mer. C’est scandaleux et nous ne resterons pas sans réagir.
Il ne s’agit pas d’être pour ou contre les moulières mais d’établir une concertation. Je suis persuadé que sur les kilomètres de plages que comprend notre région, il y a moyen de placer intelligemment ce type d’activité. A Sangatte, c’est toute la population qui est touchée mais aussi les milliers de touristes qui viennent sur le site du Cap Blanc Nez.
Je vais solliciter l’appui de mes collègues du Calaisis pour dénoncer cette implantation décidée unilatéralement en haut lieu, sans tenir compte de notre avis.
A l’époque une bonne partie de la population s’était mobilisée contre le projet. Tous ces amoureux de cette magnifique plage de Sangatte doivent se sentir trahis par un système qui nous dépasse tous.
Je me suis entretenu avec Mme Natacha Bouchart, maire de Calais et avec Guy Allemand, maire de Sangatte, absent de la région mais qui, je le sais, suis avec attention ce dossier. Je lui ai confirmé mon soutien. Je suis conscient que la marge de manœuvre est étroite mais je ne baisse pas les bras, Nous ne devons pas baisser les bras. Aujourd’hui nous sommes tous Sangattois.
L
'adoption de la réforme constitutionnelle conduit à s'interroger sur la
pertinence de la stratégie du Parti socialiste. Au final, il n'aura été ni en capacité de faire échec à cette réforme ni en situation de l'infléchir. Ce résultat est le fruit d'une double erreur
d'appréciation.
La première est d'avoir considéré que l'opposition était en mesure de réunir une minorité de blocage puisqu'une majorité qualifiée de trois cinquièmes est nécessaire pour l'adoption d'un texte de nature constitutionnelle. L'attitude du PS a été guidée par l'idée qu'il était possible d'infliger une défaite au président de la République ou, tout au moins, de ne pas "lui donner une victoire". En posant des conditions, notamment sur le Sénat, qu'il savait impossible à satisfaire par le gouvernement et la majorité, le Parti socialiste s'est mis, d'emblée, en situation de ne pas voter ce texte. De nombreux parlementaires socialistes qui ont cru sincèrement à cette stratégie découvriront bien tard que la majorité parlementaire disposait arithmétiquement à elle seule des trois cinquièmes des votes pour permettre son adoption ! En outre, en politisant fortement le vote du Congrès dans la dernière semaine, le PS a permis à la majorité de se ressouder, les parlementaires de droite hostiles à cette réforme préférant la voter plutôt que de "jouer contre leur camp".
L'autre erreur d'appréciation concerne le contenu
de la réforme elle-même. Obnubilés par la pratique institutionnelle "hyperprésidentielle" de l'actuel président de la République, les socialistes ont voulu voir dans cette réforme la volonté
d'inscrire dans la Constitution le renforcement des pouvoirs présidentiels. Cette perception est pour l'essentiel erronée. Le président de la République ne gagne aucun pouvoir nouveau, hormis
celui de s'exprimer devant le Parlement réuni en Congrès.
Il faut beaucoup de mauvaise foi pour considérer que cette disposition symbolique, très en retrait par rapport au souhait de Nicolas Sarkozy de pouvoir s'adresser à tout moment à chaque Assemblée, bouleversera le régime. En revanche, un certain nombre des pouvoirs du président sont encadrés comme celui de nomination. On peut discuter du degré d'encadrement du dispositif proposé, mais il est difficile de le récuser alors que, durant quatorze ans, François Mitterrand et les socialistes se sont accommodés du système actuel.
En réalité, cette réforme s'est attelée à revaloriser les pouvoirs du Parlement et à donner des droits nouveaux aux citoyens. Ce choix a été celui du comité Balladur qui, à juste titre, a estimé que l'urgence était de palier le déséquilibre né de l'adoption du quinquennat et de l'inversion du calendrier électoral. Face à la toute-puissance de l'exécutif, il est impératif de donner plus de pouvoirs au Parlement, notamment en matière de contrôle.
Certains regrettent que cette évolution se fasse au détriment du premier ministre.
Outre qu'il paraît difficile de revaloriser le Parlement sans restreindre les pouvoirs du gouvernement, il aurait fallu, pour que cette critique soit pertinente, être en mesure de trancher la
question de la nature du régime. Le PS ne l'a pas fait, laissant coexister en son sein ceux qui sont favorables à une présidentialisation de la Ve République et ceux qui privilégient
le renforcement du premier ministre et une évolution primo-ministérielle. D'autres considèrent que la revalorisation du Parlement profitera d'abord au groupe majoritaire. C'est en grande partie
vrai, mais faut-il s'en offusquer ? Sauf à remettre en cause le fait majoritaire ou à considérer pour l'opposition qu'elle a vocation à rester cantonnée dans ce rôle, il n'est pas illégitime que
la majorité élue par les Français ait les moyens de gouverner, ce qui n'est pas incompatible avec un statut de l'opposition !
Aucune objection de principe ne permet donc de refuser l'approche préconisée par le comité présidé par Edouard Balladur. Sur bien des points, la réforme proposée apportait des réponses, certes perfectibles, mais attendues depuis de longues années par de nombreux parlementaires. Plutôt que de se réfugier dans une attitude négative et stérile, il valait mieux se mettre en disposition de les discuter sérieusement afin d'aboutir à un compromis.
Dans les grandes démocraties, cet exercice aurait été mené naturellement et sereinement.
Chacun aurait compris que s'agissant de la loi fondamentale, la majorité et l'opposition recherchent dans la transparence un accord permettant à la démocratie de progresser. Dans notre pays,
cette discussion a donné lieu, de part et d'autre, à des procès d'intention qui témoignent de l'immaturité de notre vie politique. Le président et sa majorité ont leur part de responsabilité dans
ce qui apparaît, malgré le vote de la réforme, comme une occasion manquée. En suivant la majorité sénatoriale dans sa volonté choquante d'empêcher toute évolution du mode de désignation du Sénat,
la droite a bloqué, sur un point qu'elle savait essentiel, toute possibilité de discussion avec l'opposition. Elle a privilégié sa cohésion au détriment de la recherche d'un compromis. Elle a
découragé ceux qui, comme nous, avaient l'espoir de participer à une véritable modernisation des institutions. Il n'était pas question pour nous de diviser notre camp et d'être les supplétifs de
la majorité.
Il n'en reste pas moins que le PS doit s'interroger sur sa stratégie de parti d'opposition. Sa disqualification résulte de son incapacité à s'abstraire d'une forme d'anti-sarkozysme pavlovien qui le conduit à s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République. Cette ligne de conduite est dangereuse et fait le jeu de celui qu'elle prétend combattre. Elle nous éloigne des Français qui n'écoutent plus un parti réfugié dans une opposition caricaturale. Elle crédibilise un discours purement protestataire. Elle n'incite pas à rechercher des solutions alternatives.
Au moment où la France connaît des défis majeurs, les Français n'attendent pas seulement que le Parti socialiste dénonce une politique inefficace et injuste, mais qu'il aide notre pays à surmonter ses difficultés. Cet exercice est exigeant face à un président de la République dont le style et l'omniprésence sont des incitations permanentes à s'offusquer. Raison de plus de ne pas y céder comme nous l'avons hélas fait sur la réforme des institutions.
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