En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée
Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique. Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.
La grève des cheminots a fait la Une de la presse . Le Président Sarkosy a , comme à son habitude, fait son showman. Il s'est rendu à la rencontre des salariés de la
S.N.C.F.
Il est interressant d'analyser la couverture médiatique des médias audiovisuels à propos de cette visite présidentielle.
Je vous laisse découvrir les deux vidéos ci-dessous.
Interview de Dominique Strauss-kahn publié
le vendredi 31 octobre 2008
Dominique Strauss-Kahn : "Je proposerai au G20 un plan de nouvelle gouvernance mondiale"
Blanchi par son conseil d'administration de l'accusation d'abus de
pouvoir dans le cadre de sa liaison avec une de ses subordonnées, Dominique Strauss-Kahn, le directeur du Fonds monétaire international (FMI), rebondit. Il a retrouvé le dynamisme qui lui avait
permis, depuis un an, de commencer à réformer la représentativité et les finances du Fonds.
Quand finira la descente aux enfers des Bourses mondiales ?
L'extrême volatilité des marches montre que la crise financière continue à produire ses effets. J'ai bon espoir que cette
volatilité se calme parce que les plans financiers américain et européen sont solides ; il leur faut juste un peu de temps pour donner leur pleine mesure.
Je suis plus préoccupé, en revanche, par le ralentissement de l'économie mondiale et ses conséquences sociales. C'est
pourquoi le FMI ne peut pas se contenter d'être le pompier qui aide les pays à redresser leurs balances de paiement, il revendique le rôle du maçon qui aide à reconstruire la croissance. En 2009,
nous prévoyons une croissance mondiale de 3 %, soit 0 % pour les économies avancées et de 6 % à 7 % pour les pays émergents. Dès le mois de février, j'ai d'ailleurs conseillé à ceux d'entre eux
qui le pouvaient de prévoir un soutien budgétaire conjoncturel.
Vous avez été longtemps silencieux. Pourquoi n'est-ce pas vous qui avez élaboré le plan Brown qui a servi de modèle
aux autres plans de sauvetage ?
Mais vous ne savez pas tout et c'est normal ! Quand une crise bancaire se déclenche à l'intérieur d'un pays, le FMI n'a
pas de rôle direct, mais prodigue des conseils aux gouvernements. Munis de l'analyse unique de 122 crises passées, nous avons martelé deux recommandations. D'abord, en finir avec le cas par cas
et mettre au point un plan global ; ensuite, recapitaliser les banques, parce qu'injecter de liquidités ne peut suffire. Jusqu'à la mi-septembre, l'efficacité commandait la discrétion. Depuis,
ayant été entendus, nous avons pu parler publiquement.
Que pensez-vous de la proposition de Gordon Brown de faire du FMI une banque centrale mondiale dotée de moyens
financiers renforcés ?
Honorer la mémoire de ceux qui ont combattu pour défendre les valeurs de la république, rendre hommage à toutes les
victimes des guerres, tels sont les objectifs des cérémonies commémoratives. Elles sont aussi des moments privilégiés de transmission de la mémoire aux jeunes générations. Transmettre le
souvenir est un devoir au risque de voir l’histoire balbutier, se répéter et retomber dans des abîmes sanglants.
Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que les pays comprendront qu’une paix
durable ne pouvait exister que par la construction d’un avenir commun, d’un développement partagé, d’une ouverture des peuples aux autres peuples.
Une volonté qui se concrétisa d’abord en 1951 par la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, SECA, puis en 1957
par la signature des traités de Rome Instituant la CEE, la Communauté Economique Européenne. En 1993 le traité sur l’Union Européenne entre en vigueur.
Dans la force du pardon, la construction européenne nous a apporté paix et stabilité. Il n’empêche que nous devons nous
considérer comme des témoins, des porteurs de mémoire. C’est ce qui rend incompréhensible la proposition de limiter à trois les journées de commémorations.
D’abord, comment choisir ? Ne plus se souvenir des victimes de la déportation, de l’esclavage, de la guerre d’Algérie… Une concurrence mémorielle qui me semble malsaine et source de tensions
inutiles. Ensuite, doit-on y voir une volonté de s’attaquer, petit à petit, aux jours chômés ? Toujours le fameux travailler plus de Nicolas Sarkozy… pour gagner moins. Enfin, il me parait
bien dangereux de vouloir laisser nos enfants sans mémoire. C’est un risque que nous avons l’obligation de rejeter.