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Vendredi 3 juillet 2009
La presse, les médias en général, écrivent ces derniers jours avec ironie sur le floraison de clubs ou initiatives au sein ou autour du Parti socialiste. Etant un des protagonistes de cette effervescence, je veux vous donner ici mon sentiment. On connaît la cause, la racine de cette fièvre créatrice : l'élection présidentielle, élection clé devenue maudite pour la gauche, qui ne sait plus l'aborder préparée et rassemblée. On peut se réjouir ou se désoler de la présidentialisation de la République, peu importe : il s'agit là d'une donnée que nul ne peut ignorer, et qui exige de notre part des changements majeurs, dans nos projets comme dans nos pratiques politiques, ou encore dans l'incarnation de nos idées.
Sommes nous en train de mourir ? Je n'en sais rien, mais je suis certain que l'entre-soi dans lequel nous nous enfermons est bel et bien mortifère, que nous étouffons et décevons. Pour autant, je l'avoue, je ne suis pas satisfait de la façon dont le débat autour de cette rénovation nécessaire se déroule. Chaque jour voit éclore des candidatures de plus en plus péremptoires, de moins en moins ancrées dans une démarche collective, chaque semaine nait un nouveau club, disjoint de la vie du Parti socialiste. Je suis moi-même, on le sait, engagé dans ces démarches. J'ai dit à plusieurs reprises que je me sentais la capacité de participer à des primaires – avec toutefois une nuance importante, pas toujours reprise par les médias : je suis prêt, pour ma part, à m'effacer le cas échéant devant mieux placé et/ou plus compétent que moi, je me déterminerai le moment venu en fonction d'une situation, au terme d'un inventaire intime, que je n'ai pas, loin s'en faut, achevé. Et je réunirai, samedi – dans la discrétion médiatique – mes amis de « Besoin de gauche » au Taillan-Médoc. Comment, néanmoins, éviter les dérives, avancer, parce que c'est nécessaire, s'affirmer comme il convient, sans entrer dans la course folle des égos ? Il faut pour cela réfléchir à une question à la fois légitime, souterrainement omniprésente mais mal posée, celle des générations en politique et de leur renouvellement. Lire la suite --->>>
- Publié dans : Parti Socialiste
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Jeudi 2 juillet 2009

Réunion hier matin à l'agglomération du Calaisis Le président d'Eurotunnel accueilli dans les locaux de Cap Calaisis

  Philippe Blet, à gauche, président de l'agglomération Cap Calaisis et Jacques Gounon, président d'Eurotunnel ont balayé hier matin de nombreux projets locaux.

Philippe Blet, président de l'agglomération Cap Calaisis tient à souligner l'événement : « c'est la première fois que le président d'Eurotunnel passe les portes de l'agglomération.

C'est un fait important. Nous sommes dans le même état d'esprit, la même logique que lors de la venue de Paul Watkins, mon homologue du Kent. Il y a une volonté de travailler ensemble ».

Une grande ambition pour la ZAC 2
Philippe Blet, à gauche, président de l'agglomération Cap Calaisis et Jacques Gounon, président d'Eurotunnel ont balayé hier matin de nombreux projets locaux.
Ainsi donc hier matin, Jacques Gounon, président de la société de transports transmanche, a rencontré Philippe Blet pour une réunion de travail où de nombreux sujets ont été abordés : la situation économique du Calaisis, les festivités de Blériot 2009, les prochains Jeux Olympiques de Londres, la liaison Calais-Ashford, le développement de la zone de la Turquerie et le noeud ferroviaire,... « Nous sommes un acteur local de l'économie du Calaisis. Et en réunissant les compétences et les forces, nous avons la possibilité de faire mieux.
Attention, je ne suis pas là pour dire que tout va changer avec nous mais je n'imagine pas Eurotunnel en dehors de ce mouvement. Avec Philippe Blet nous nous sommes déjà rencontrés mais jamais ici » poursuit Jacques Gounon.
Le président d'Eurotunnel de confirmer qu'il ne s'opposait pas au projet port 2015... « Cela n'aurait aucun sens. Au contraire, nous sommes là pour partager notre expérience, échanger, confronter nos idées et progresser ensemble, avec l'agglomération ». Philippe Blet de poursuivre : «  nous ne pouvons pas faire comme si Eurotunnel n'existait pas. C'est l'un des premiers employeurs du Calaisis et une entreprise non délocalisable  ». Lire la suite --->>>

Jacques Gounon, président d'Eurotunnel, reçu à Cap Calaisis

Le président directeur général d'Eurotunnel, Jacques Gounon, a été reçu hier matin par Philippe Blet, président de Cap Calaisis, dans la perspective de travaux communs.

Jacques Gounon dans les locaux de Cap Calaisis : la visite du président directeur général d'Eurotunnel était inédite, et c'était sans doute là le premier intérêt de l'événement pour Philippe Blet. En accueillant Jacques Gounon, le président de Cap Calaisis entendait ainsi montrer que « les portes sont ouvertes » et que cette rencontre était un « signe fort » illustrant une « volonté de travailler » avec un acteur économique local de premier plan. Lire la suite --->>>


- Publié dans : Calais
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Mardi 30 juin 2009

Au lendemain du Week-end de manifestions et d’une semaine sous tension, je souhaite faire un constat et soulever les questions que posent les événements que nous venons de vivre.

Un constat d’abord, suite à une rencontre, dès le 13 mai dernier, avec les représentants locaux du mouvement No Border, j’ai indiqué le fait que le Calaisis subit une politique de l’immigration et que la protestation doit s’exprimer à une autre échelle. En effet, ce n’est pas au niveau local que la gestion des flux migratoires se décide mais bien à l’échelle nationale et européenne. Le Calaisis ne fait que gérer les conséquences et les drames humains.

Aujourd’hui après une semaine de crispation et d’anxiété ; une fois les forces de l’ordre et les militants No Border partis, restent les calaisiens et les migrants dans une situation identique. Les conditions humanitaires des uns sont toujours aussi déplorables, la patience et la solidarité des autres sont toujours mises à l’épreuve. 

Un constat qui renforce et donne raison à ma position de départ. Cette dernière semaine a été tout ce que l’on veut sauf efficace.  A-t-on véritablement  évoquer la situation des flux migratoires et ces drames humains ? 

Quelques questions maintenant : qui s’est servi de qui ? Qui est responsable de toute cette tension ? La présence policière était-elle trop forte ? Fallait-il annuler les manifestations ? les autorités en ont-elles trop fait 

Dans une situation semblable, chacun se trouve face à ses responsabilités. Chacun est conscient de ses obligations. D’autres jouent leur partition et se focalisent sur leurs motivations. 

Les élus locaux ont un devoir de responsabilité. Ils doivent faire que les événements se déroulent au mieux pour la population. Les autorités ont à appliquer le principe de précaution. Ne pas en faire assez ne serait pas compris. Encore peut-on le faire avec  plus de discrétion. Les militants No Border ont à faire parler d’eux autant que possible.

Ainsi, plus la tension monte, plus les précautions sont importantes. Plus le nombre de manifestants annoncés est conséquent plus le dispositif s’intensifie. Plus la polémique enfle sur les moyens déployés, plus la visibilité du camp No border s’accroit.

Une spirale s’enclenche et les uns comme les autres ne veulent pas reculer pour ne pas laisser l’impression d’une défaite

Il faut être assez lucide pour dire qu’il n’y a ni vainqueur, ni vaincu. Qu’il y a des hommes, des femmes et des enfants que le désespoir a poussés sur les routes de l’exil. Qu’il y a des populations locales qui doivent faire contre mauvaise fortune bon cœur que se soit à Calais, à Gibraltar ou à Chypre.

Qu’il n‘y a pas de solutions miracles locales. Qu’il ne peut y avoir d’espoir dans des manifestations sporadiques, par des militants aussi vite partis qu’ils sont venus ou par un déploiement de force aussi impressionnant soit-il.  

La solution est essentiellement politique. Elle doit être d’initiative nationale. Elle doit s’appliquer au niveau européen. 

Pour finir, je tiens à souligner la grande retenue des habitants du Calaisis et des migrants eux-mêmes.


- Publié dans : Citoyenneté
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Lundi 29 juin 2009

Matthias Fekl, rapporteur du groupe de travail "Projet primaires" de la Fondation Terra Nova, nous fait part de son regard sur l'organisation de primaires ouvertes au Parti Socialiste.

- Publié dans : Parti Socialiste
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Dimanche 28 juin 2009
Avec l'autorisation de Marie-jeanne PIMONT,
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Bonjour à tous ! Je reviens de la manif... J'ai survécu... Calais aussi... Je suis partie à 10 h du matin retrouver ma fille sur le lieu de départ de la manif' au Phare. Là-bas, aucun No border en vue ; les manifestants calaisiens les attendaient... Nous apprenons qu'ils ont quitté le camp après 10h, suite aux tracasseries policières et autres fouilles et arrivent à pied par la rue Mollien. Nous décidons de les rejoindre pour filmer et prendre des photos.

Nous rejoignons le groupe de joyeux anarco-libertaires au coin de la rue Mollien et de la rue de Phalsbourg et nous prenons, avec eux, le chemin du phare. C'est là que les ennuis commencent...Les CRS bloquent la rue avec des camions pour retarder l'avancée des No Border. Finalement, on peut passer mais dans un espace restreint entre les camions. Les chauffeurs s'amusent à reculer pour nous prendre en étau quand on passe... On croit rêver ! Au passage à niveau, barrage policier, grilles, CRS armés jusqu'aux dents (flashballs, tasers...etc...) qui bloquent l'accès au pont qui mène au phare. Pourquoi ? Mystère ? C'était le chemin le plus court pour y aller sans rien gêner... Le cortège tente alors de passer par l'autre pont, en direction de la mairie, rebarrage ! On se retrouve enfermé entre deux barrages avec impossibilité de rallier la manif ! Quelques manifestants qui tentent de passer se font matraquer...

Enfin, après négociation , le cortège repart en direction de la place de Suède, toujours dans l'espoir d'atteindre le Phare ! On nous oblige donc à passer devant le squat des érythréens qui tentent de se joindre à nous, aussitôt repoussés par les CRS. Et là, encore un barrage sur le pont qui mène à la place de Suède ! Le cortège est à nouveau bloqué entre deux barrages ! Les forces de l'ordre ont donc, semble-t-il, décidé de tout faire pour retarder l'arrivée des No border sur le site de départ de la manif! Tout faire également pour que ça dégénére en imposant des parcours délirants, des allers et retours inutiles et en bloquant tout le monde systématiquement ! Heureusement, les No borders ne sont pas les dangereux extrêmistes dont la propagande nous parle... Ca négocie, ça discute, ça appelle au calme, ça ne réagit pas aux provocations policières. Pas une insulte, des fleurs et de la musique au pied des camions grilles...

Finalement, ça pousse un peu et le passage se libère enfin. Résultat, nous arrivons au Phare à 12h au lieu des 10h prévues ! Les manifestants (Sud, CNT, FA etc...) nous font un accueil triomphal ! Une courte pause pour se reposer et la manif officielle démarre enfin ! Toujours aussi joyeuse, musique, crème solaire et chanson !

Quel contraste avec la bande de messieurs en noir armés jusqu'aux dents, cachés dans les buissons avenue du Général de Gaulle et sur tout le parcours. Sur le chemin, les calaisiens rigolent, nous font coucou aux fenêtres, nous prennent en photo, nous ravitaillent en bouteilles d'eau du haut de leur balcon. Une ambiance bon enfant, bien loin de la psychose semée toute la semaine par les suppôts de Not'bon maître !

Le parcours se fait joyeusement, ça danse, ça scande des slogans rigolos (CRS impuissant, les matraques font pas d'enfants...) et des plus sérieux (No border, No nation, stop déportation)jusqu'au retour vers le Phare. Et là, reblocage au carrefour port/préfecture ! Et c'est reparti pour un tour...On se photographie devant les CRS, on leur fait des grimaces, quelques insultes commencent à fuser,lancées par des gamins qui accompagnent le cortège, vite stoppées gentiment par les No border...

J'aperçois trois gamins de la Zup, qui cachent des pierres dans leur poche, l'oeil mauvais. Ni une ni deux, je vais leur parler, leur expliquer qu'il ne faut pas répondre à la provoc' policière, que ce serait leur donner raison... Ils jettent leur pierre. "On fera rien, M'dame, z'avez raison..." Je me sens toute chose...

Enfin, le cortège peut repartir. Pourquoi ? Parce que le canon à eau est arrivé ! Au cas où les chevelus ne voudraient pas se disperser ! Pensez donc ! On arrive au pied du phare, les manifestants tentent de se disperser. Impossible, les CRS peu engageants, bloquent tout ! Impossible de regagner Calais Nord, faut faire le tour à pied par le car ferry ! On se repose un peu dans l'herbe en écoutant des gens parler au micro de la voiture de la CNT, une dame de 70 ans raconte qu'elle héberge un afghan parce que c'est un gosse et qu'il a faim et froid et qu'elle emmerde tout le monde ! Elle est très applaudie.

Les No border sont priés de regagner leur camp ! Tant qu'ils ne seront pas partis, le blocage policier continue. On se résigne, et on repart vers la rue Mollien en passant par les car ferrys ! L'état policier a décidé de nous tuer à la marche à pied ! On en est à plus de 20 kms... Un groupe de CRS, plus armés que les autres, s'approchent à petite vitesse... L'un d'eux nous regarde et tape dans son poing, prêt à en découdre... Réaction des noborders: photos, fleurs, clowns et chansons... Pas de chance, les CRS ne pourront pas se défouler aujourd'hui...

Arrivés rue Mollien, impossible de tourner vers la mairie pour rentrer à la maison. Ma fille et moi, on se coltine un peu verbalement avec un CRS malpoli qui nous explique que c'est comme ça et pas autrement et qu'on peut bien encore marcher un kilomètre ou deux, faignasses qu'on est... On s'incline devant la force brutale, on se moque un peu, pas trop, ils font peur tout de même et on se réfugie chez Laurent nouveau propriétaire du bistrot La Nex ! Plein de No borders investissent le bistrot, on a soif, il fait chaud et on est crevé. Laurent, solidaire, nous sert joyeusement et explique aux clients locaux qu'il ne faut pas avoir peur, que tout ça c'est de la propagande à la noix de la part des autorités ! Certains no border veulent acheter à manger à LIDL en face. Ils se font éjecter manu militari... Le proprio refuse les clients et ferme le rideau... Hallucinant de bêtise !

Finalement, le cortège repart vers le camp rue Normandie Niemen. Et ma fille et moi, on réussit, enfin, à regagner le centre ville pour rentrer à la maison !

nobordernicp.jpg Bref, une manif totalement pacifiste, aucun débordement, malgré des provocations constantes de la part des forces de l'ordre. Un déploiement ridicule et parfaitement disproportionné. Qui c'est qu'a l'air bête ce soir, avec son dispositif à prix d'or ? C'est Mâme la Mairesse et M'sieur le préfet !

PS: ma fille a fait la manif seins nus, avec No Border écrit sur un sein et No Nation sur l'autre... Elle a été harcelée par les paparazzi... guettez la Voix du Nord! La jolie fille aux seins nus, c'est elle !

- Publié dans : Citoyenneté
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