Alors qu’il est bien évident pour tous que cette question doit être nécessairement traitée au niveau européen. Il est indispensable qu’une politique globale, négociée, acceptée par tous les pays de l’union soit mise en œuvre. Il n’y a pas d’autre alternative. Qu’une réponse humanitaire d’abord et juridique ensuite soit apportée à ces hommes, ces femmes et ces enfants qui n’ont aujourd’hui d’autres solutions que de fuir la misère, la guerre et la terreur. Il faut revenir sur les accords du Touquet, signés à l’époque par Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur, qui déplacent la frontière anglaise de Douvres à Calais. A nous donc de régler l’immigration britannique ! Drôle de conception de la coopération.
En attendant, les élus ont à faire face aujourd’hui à Calais et dans le Calaisis à une situation humaine parfois difficile. Les calaisiens font preuve d’une exemplaire et remarquable tolérance. Les associations locales soutiennent les migrants autant que possible en faisant preuve au quotidien d’un dévouement et d’un altruisme qui force l’admiration. Les autorités locales et les associations se retrouvent au sein du « Conseil des migrants » pour élaborer ensemble les réponses à une situation que tout le monde subit. C’est ainsi qu’un lieu, adapté à la distribution des repas aux réfugiés, a été aménagé. C’est ainsi que des douches, gérées par le Secours Catholique, sont mises à la disposition des migrants. C’est ainsi qu’un accueil de jour pour les personnes les plus fragilisées (femmes, enfants, convalescents) ouvrira bientôt sur le Calaisis. La mobilisation de la communauté d’agglomération Cap Calaisis et de la mairie de Calais, en coordination avec les associations humanitaires et certaines ONG, permet ces avancées non négligeables.
La radicalité d’associations en mal de notoriété et la cécité dont font preuve les pouvoirs publics nationaux et européens ne favorise pas l’émergence d’une solution équilibrée, humaine, protectrice et juridique. Il est évident que la misère humaine est exploitée ici à des fins politiques. Les habitants en ont assez que leur ville soit mise à l’index pour permettre à quelques uns (ministre ou activistes) d’assurer leur promotion.
Le devoir d’humanité est, certes, prioritaire. Mais il ne doit pas occulter les efforts de toute une population face à la crise qui frappe notre pays.







L’article de
presse concernant l’implantation d’ateliers d’Eurotunnel hors du Calaisis m’a fortement interpelé. Je suis d’ailleurs particulièrement étonné du peu de réactions qu’il a suscité. On connaissait
le projet du Pont d’Ardres mais, si ce lieu d’implantation ne convenait pas, nous avons d’autres propositions à faire.
J’ai adressé un courrier au président d’Eurotunnel, monsieur Gounon, ainsi qu’au préfet, au sous préfet, au
SGAR et bien entendu à madame Bouchart, maire de Calais, afin de mettre en place rapidement un groupe de réflexion sur ce sujet.
Les élus de l'agglomération ont siégé hier soir
Cap Calaisis a aussi missionné un universitaire, monsieur Odoux, afin de
défendre le dossier de l’ISTAC. Il semble que la Commission de Titres d’Ingénieurs, la CTI, n’ait pas pris position contre le projet mais a demandé que soit mieux précisé le devenir du personnel
de l’EIPC, école d’ingénieurs privée qui doit être intégrée au sein de l’ISTAC. Nous ne nous opposons pas à l’intégration, dans le service public, de cette école privée créée par la cristallerie
d’Arques. Il s’agit même d’une opportunité intéressante. L’école d’ingénieur basée à Calais a vocation à être multipolaire. Des formations spécialisées selon les bassins d’emploi pourront être
dispensées à Boulogne, Dunkerque, et Saint-Omer, c'est-à-dire à l’échelle de l’université du littoral.
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